Du côté des parents

Jean-François

On n’est pas parvenu à s’entendre

« C’est mon ex qui touche les 480 ou 490 €. Je ne sais pas ce qu’elle en fait exactement. C’est elle qui paie pratiquement tous les frais scolaires, la garderie après l’école, la plupart des vêtements. Moi je les ai cinq jours sur quatorze. En théorie, nous devrions partager les allocations. En plus, ils sont tous les trois à sa charge et c’est elle qui a tout l’avantage fiscal lié aux enfants. Mais on n’a pas fait de calcul sérieux, on n’est pas parvenus à s’entendre sur un accord financier formel et on n’est jamais passé devant le juge. Je devrais percevoir une alloc et sans doute profiter d’une part de la déduction fiscale, mais je ne suis pas revendicatif à ce niveau-là. »

Jean-François, papa séparé, trois enfants (9, 7 et 5 ans)

La Ligue des familles revendique:

  • Une allocation universelle de base de l’ordre de 150€ pour chaque enfant. On ne tient plus compte du statut socioprofessionnel du parent ni du rang de l’enfant.
    Objectif: garantir le droit de chaque enfant, soutenir la parentalité d’aujourd’hui.
     
  • Un supplément par enfant pour les familles à revenus modestes  : 50 € par enfant .
  • Un supplément par enfant pour les familles nombreuses à revenus modestes : 30 € par enfant

    Objectif: renforcer la justice sociale, combattre le risque de pauvreté de ces familles et en particulier la pauvreté infantile.
  • Un supplément d’âge par enfant, à partir de 14 ans : 42,5 € par enfant

    Selon les résultats de nos études, le coût de l’enfant fait un bond au moment de l’adolescence. Les suppléments d’âge tels qu’ils existent aujourd’hui ne correspondent pas à cette réalité.
  • Des allocations majorées pour les enfants handicapés ou orphelins.
    On ne touche pas à la situation existante.
  • Personne ne doit subir de réduction d'allocations familiales.
    Le transfert de compétence ne peut provoquer une diminution de revenu pour les familles. Le nouveau système doit donc s’appliquer progressivement.