Les allocations familiales aujourd’hui

Les fondements du système

Les allocations familiales sont des aides forfaitaires, non imposables, accordées en vue de couvrir les besoins de l’enfant. Elles sont versées par une caisse d'allocations familiales, mensuellement, aux « familles » ayant au moins un enfant à charge, sans condition de revenu. Ces prestations familiales constituent, depuis bientôt 80 ans, un moyen important de soutien à la parentalité.

Tous les travailleurs salariés, les indépendants et les fonctionnaires ont droit aux prestations familiales pour leurs enfants. Les personnes sans lien avec le travail ont également droit aux allocations familiales via le régime des prestations familiales garanties. En principe, tout enfant résidant en Belgique peut donc bénéficier d’allocations familiales jusqu’au 31 août de l’année de ses 18 ans, ou jusqu’à 21 ans ou plus s’il est reconnu handicapé, ou encore jusqu’à ses 25 ans s’il est étudiant, apprenti ou en stage d’attente des indemnités de chômage.

Ces prestations familiales comprennent les allocations familiales ordinaires, d’orphelin, l’allocation familiale forfaitaire pour enfants placés chez un particulier, les suppléments (sociaux, pour enfants atteints d’une affection ou handicapés, supplément d’âge, allocation pour les familles monoparentales et un supplément annuel aux allocations familiales ordinaires et aux allocations familiales d’orphelin), l’allocation de naissance et la prime d’adoption.

La Ligue des familles revendique:

  • Une allocation universelle de base de l’ordre de 150€ pour chaque enfant. On ne tient plus compte du statut socioprofessionnel du parent ni du rang de l’enfant.
    Objectif: garantir le droit de chaque enfant, soutenir la parentalité d’aujourd’hui.
     
  • Un supplément par enfant pour les familles à revenus modestes  : 50 € par enfant .
  • Un supplément par enfant pour les familles nombreuses à revenus modestes : 30 € par enfant

    Objectif: renforcer la justice sociale, combattre le risque de pauvreté de ces familles et en particulier la pauvreté infantile.
  • Un supplément d’âge par enfant, à partir de 14 ans : 42,5 € par enfant

    Selon les résultats de nos études, le coût de l’enfant fait un bond au moment de l’adolescence. Les suppléments d’âge tels qu’ils existent aujourd’hui ne correspondent pas à cette réalité.
  • Des allocations majorées pour les enfants handicapés ou orphelins.
    On ne touche pas à la situation existante.
  • Personne ne doit subir de réduction d'allocations familiales.
    Le transfert de compétence ne peut provoquer une diminution de revenu pour les familles. Le nouveau système doit donc s’appliquer progressivement.