F.A.Q.

Ma famille compte trois enfants, avec une allocation à 150 €. Vais-je y perdre ?

La Ligue des familles est très claire à ce sujet : aucune famille ne doit subir de perte financière avec le nouveau système. Comme pour toute réforme de cette ampleur, une période transitoire doit être prévue avec maintien des montants actuellement perçus pour les familles aujourd’hui bénéficiaires. Personne ne doit perdre.

Quel que soit le type de transition qui sera choisis, la Ligue des familles a déjà martelé que les familles nombreuses actuelles ne doivent pas voir leur montant d’allocation familiale diminuer pendant cette période. Notre objectif est bien de répartir les montants d’allocation familiale autrement et non de les réduire.

Les allocations familiales doivent suivre l’évolution du coût de l’enfant

Accorder une somme 3,5 fois supérieure pour le troisième enfant, comme c’est le cas actuellement, ne répond pas à l’objectif d’aider les familles au moment où elles en ont le plus besoin. Pourquoi ? Parce que toutes les études, tant nationales qu’internationales, aux méthodologies les plus variées, sur le « coût de l’enfant » s’accordent sur un point : un quatrième ou un troisième enfant représente une charge financière comparable à un deuxième ou un premier.

C’est pour cette raison que la Ligue des familles plaide pour la suppression du mode de calcul selon le rang et propose la même allocation de base pour chaque enfant. Par ailleurs, il est important d’insister sur le fait qu’avant d'avoir trois enfants, toutes les familles en ont d'abord un, puis deux. Avec la logique actuelle du calcul selon le rang dans la fratrie,  le système ne soutient pas assez les familles à ce moment de leur vie, moment où très souvent les familles ont des ressources plus faibles car des salaires moins élevés que les années qui suivront. C’est la même logique qui nous conduit à proposer un supplément d’âge aux 14 ans de l’enfant, âge à partir duquel le jeune passe d’une consommation d’enfant à une consommation d’adulte. 

La Ligue des familles revendique:

  • Une allocation universelle de base de l’ordre de 150€ pour chaque enfant. On ne tient plus compte du statut socioprofessionnel du parent ni du rang de l’enfant.
    Objectif: garantir le droit de chaque enfant, soutenir la parentalité d’aujourd’hui.
     
  • Un supplément par enfant pour les familles à revenus modestes  : 50 € par enfant .
  • Un supplément par enfant pour les familles nombreuses à revenus modestes : 30 € par enfant

    Objectif: renforcer la justice sociale, combattre le risque de pauvreté de ces familles et en particulier la pauvreté infantile.
  • Un supplément d’âge par enfant, à partir de 14 ans : 42,5 € par enfant

    Selon les résultats de nos études, le coût de l’enfant fait un bond au moment de l’adolescence. Les suppléments d’âge tels qu’ils existent aujourd’hui ne correspondent pas à cette réalité.
  • Des allocations majorées pour les enfants handicapés ou orphelins.
    On ne touche pas à la situation existante.
  • Personne ne doit subir de réduction d'allocations familiales.
    Le transfert de compétence ne peut provoquer une diminution de revenu pour les familles. Le nouveau système doit donc s’appliquer progressivement.