F.A.Q.

Pourquoi votre système favorise-t-il les familles nombreuses à faibles revenus au détriment des classes moyennes ?

La pauvreté infantile atteint aujourd’hui un niveau catastrophique en Wallonie et à Bruxelles où plus d’1 enfant sur 4 vivent dans un ménage sous le seuil de pauvreté.

Or, il est évident que la pauvreté infantile est liée au budget dont les parents disposent pour assurer une vie digne à leurs enfants. C’est en cela que les allocations familiales sont un outil efficace de lutte contre la pauvreté, nous voulons le renforcer.

D’abord, en élargissant l’accès aux suppléments actuels en ne retenant que le revenu comme critère d’octroi. Aujourd’hui, les suppléments sociaux sont accordés en fonction du revenu mais également du statut professionnel du parent (chômeurs, pensionnés, etc.).  En ne tenant compte que du revenu, nous contribuons à la lutte contre les pièges à l’emploi en élargissant les suppléments à de nombreux travailleurs pauvres.

Ensuite, nous supprimons également les rangs dans le système des suppléments en introduisant un supplément social de 50 € par enfant pour toutes les familles.

Enfin, nous proposons d’octroyer un supplément spécifique, cumulable avec le précédent, aux familles qui comptent trois enfants ou plus. En effet, l’analyse montre que la suppression des rangs aurait pour effet d’accroître le taux de pauvreté infantile à cause de son impact sur les familles nombreuses pauvres. Il est nécessaire d’introduire ce supplément pour corriger le phénomène et améliorer la lutte contre la pauvreté.

Nous renforçons donc légèrement la sélectivité du système. Nous restons cependant convaincu qu’un droit aux allocations familiales doit être reconnu pour tous les enfants, peu importe le revenu de leurs parents.  Dans notre modèle, nous consacrons 10% du budget total des allocations familiales aux suppléments sociaux dont 8% pour le supplément social « de base » et 2% pour le supplément spécifique aux familles nombreuses.

83% de l’enveloppe reste consacrée au paiement des allocations familiales universelles.

La Ligue des familles revendique:

  • Une allocation universelle de base de l’ordre de 150€ pour chaque enfant. On ne tient plus compte du statut socioprofessionnel du parent ni du rang de l’enfant.
    Objectif: garantir le droit de chaque enfant, soutenir la parentalité d’aujourd’hui.
     
  • Un supplément par enfant pour les familles à revenus modestes  : 50 € par enfant .
  • Un supplément par enfant pour les familles nombreuses à revenus modestes : 30 € par enfant

    Objectif: renforcer la justice sociale, combattre le risque de pauvreté de ces familles et en particulier la pauvreté infantile.
  • Un supplément d’âge par enfant, à partir de 14 ans : 42,5 € par enfant

    Selon les résultats de nos études, le coût de l’enfant fait un bond au moment de l’adolescence. Les suppléments d’âge tels qu’ils existent aujourd’hui ne correspondent pas à cette réalité.
  • Des allocations majorées pour les enfants handicapés ou orphelins.
    On ne touche pas à la situation existante.
  • Personne ne doit subir de réduction d'allocations familiales.
    Le transfert de compétence ne peut provoquer une diminution de revenu pour les familles. Le nouveau système doit donc s’appliquer progressivement.