Le droit individuel de chaque enfant à un service d’accueil de la petite enfance

1 avril 2010


En quelques décennies, la vie de nos enfants a changé. La génération actuelle des jeunes enfants d’aujourd’hui est en effet la première à passer, pour une majorité, plus de temps dans les milieux d’accueil que dans leur milieu familial.

Dans le même temps, les recherches en éducation démontrent l’importance de la qualité des conditions de développement lors des premières années. L’éducation pré-scolaire (terme qui marque le passage d’une conception de « garde » des tous jeunes enfants à celle d’ « éducation ») est reconnue comme un facteur d’inclusion sociale et de prévention contre les inégalités sociales et scolaires potentielles. Investir dans un accueil de qualité est une question majeure de politique publique pour l’émancipation des jeunes enfants, tout en permettant aux parents d’articuler vie personnelle, vie parentale, vie sociale et vie professionnelle.

Le taux de couverture minimum défini par l’Europe est de 33 %. Pourquoi pas 100% ? Ne devrait-on pas revendiquer un taux de couverture intégral garantissant aux parents un réel choix et assurant des possibilités pré-éducatives égales pour tous les enfants ? En tout état de cause, l’affirmation d’un droit pour tous les enfants implique une universalité de l’offre dans une logique de service public. Aujourd’hui, c’est aux pouvoirs publics de définir une réelle politique d’accueil basée sur un droit universel de l’enfant. Concrètement, cela signifie de ne pas se contenter de répondre aux urgences et de faire de l’accès à une place d’accueil une priorité tant du point de vue économique (taux d’activité des parents), du bien-être de l’enfant, de la conciliation entre la vie personnelle et la vie professionnelle, que de l’égalité entre les pères et les mères.

 

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