Burn-out parental : osons en parler

22 décembre 2017


Résumé

Depuis les années 70, des chercheurs se sont intéressés à un phénomène inquiétant et touchant, au départ, les professionnels du soin : le burnout professionnel. Beaucoup de travailleurs souffrent de ce mal et ont perdu toute motivation et tout goût pour les tâches qu’ils accomplissent. Les pouvoirs publics ont décidé, depuis une dizaine d’années, de s’y attaquer pour des questions de santé publique et de coût à la collectivité.

A côté de ce burnout lié au travail, des psychologues ont soulevé la possibilité d’un « burnout parental». Les symptômes sont similaires au burnout professionnel: épuisement physique et psychologique, sentiment d’échec et envie d’abandonner et de tout laisser tomber.

Le burnout parental n’est pas uniquement lié à une dimension individuelle et psychologique, il est aussi le symptôme d’une défaillance de la société. Dans un monde exigent et compétitif, l’individu doit réussir dans tous les domaines de sa vie : être un travailleur innovant et créatif, être un parent ouvert, attentif, compréhensif et modèle.

Mais parfois, cette image de réussite globale se fissure et certains parents, souvent des mères, n’arrivent plus à faire face aux exigences professionnelles et familiales.

Pour prévenir le burnout parental, il faut mettre en place des outils et des politiques d’accompagnement.

Le 20 octobre, la Ligue des familles a lancé sa nouvelle campagne, L’épuisement parental, osons en parler, avec le soutien de Céline Fremault, ministre bruxelloise des Familles, en partenariat avec les Fédérations des centres de planning familial et l’UCL.

L’objectif de cette campagne est double : prévenir et accompagner. Prévenir en aidant les parents à détecter les premiers signes pour agir à temps. 

Delphine Chabbert

Votre navigateur ne peut pas afficher des fichiers pdf, suivez ce lien pour le télécharger