Petite enfance et entreprises. Les entreprises doivent elles s'impliquer dans la création de places

18 juillet 2018


Résumé

En Fédération Wallonie-Bruxelles, le nombre de places d’accueil de la petite enfance ne couvre pas tous les besoins. Les parents sont nombreux à réclamer une place d’accueil et à dénoncer les difficultés qu’ils rencontrent pour en trouver une.

Comment justifier aujourd’hui, alors que l’on connait les plus-values indéniables de l’accueil précoce en termes éducatifs, de lutte contre les inégalités sociales et de participation des femmes sur le marché de l’emploi, que seule une minorité d’enfants de moins de 3 ans aient accès à un accueil de qualité ?

Les programmations de places d’accueil engagées depuis plusieurs années en Fédération Wallonie-Bruxelles n’atteignent pas leurs objectifs quantitatifs et ne comblent les demandes des parents. Pour pallier à cela, un système nommé plan SEMA a été pensé en 2003 afin d’impliquer les entreprises dans la création de places.

Si l’implication des entreprises peut être une piste pour créer davantage de places, il n’en demeure pas moins que le plan SEMA n’a pas rencontré le succès escompté, en raison de réticences des entreprises mais également des parents et des pouvoirs organisateurs.

La Ligue des familles propose la mise en place d’un système mixte, émergeant d’un partenariat public/privé avec une implication des pouvoirs publics. Les entreprises seront incitées à s’engager dans la création de places, avec le soutien des pouvoirs publics qui veilleront à la qualité, l’accessibilité et la mixité sociale des milieux d’accueil.  

Amélie Hosdey-Radoux, sous la direction de Delphine Chabbert

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