Allocations familiales en Wallonie. Ce qui va changer pour les familles le 1er janvier 2019

19 octobre 2018


Résumé

Suite à la 6ième réforme de l’Etat, le paiement et la gestion des allocations familiales ont été transférés du Fédéral aux entités fédérées. Concrètement, le 1er janvier 2020 au plus tard, la Région wallonne, la Communauté flamande, la Communauté germanophone et la COCOM pour la Région bruxelloise seront pleinement compétentes en la matière.

Pour la Wallonie, la décision a été posée de reprendre la gestion et le paiement des allocations familiales le 1er janvier 2019. Si le futur modèle d’allocations familiales wallon (nouveaux montants) sera d’application uniquement le 1er janvier 2020 et pour les enfants nés à partir de cette date, toute une série de nouvelles mesures seront néanmoins appliquées dès le 1er janvier 2019.

Importantes pour les familles, ces mesures concernent :

  • la création de nouvelles caisses d’allocations familiales que les parents pourront choisir librement ;
  • l’ouverture du droit aux allocations familiales par l’enfant et non plus par le parent ;
  • le droit automatique aux allocations jusqu’aux 21 ans de l’enfant ;
  • le maintien d’allocations orphelins lorsque le parent survivant se remet en ménage ;
  • l’octroi d’un supplément social sur base des revenus et non plus du statut socio-professionnel des parents.

Ces nouveaux droits sont salués par la Ligue des familles mais requièrent toute notre attention. Certes ils vont faciliter les démarches des familles mais ils supposent également des éclairages tant la matière et la mise en œuvre en deux temps de la réforme des allocations familiales en Wallonie s’avère complexe et technique.

Enfin, la Ligue des familles insiste l’enjeu d’une information accessible aux parents. Il est indispensable d’éclairer les parents sur la mise en œuvre complexe et technique (en deux temps) de cette réforme des allocations familiales en Wallonie afin de garantir une réelle compréhension de toutes ces nouvelles règles. Et ce pour deux raisons essentielles : éviter que certaines familles n’aient pas recours aux prestations auxquelles elles ont droit et tout faire pour ne pas créer d’inquiétudes infondées.

Amélie Hosdey-Radoux, sous la direction de Delphine Chabbert

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