Politique familiale et lutte contre la pauvreté

27 mai 2015


La Belgique peut (et doit) mieux faire

Des constats alarmants

L’appauvrissement des familles et le taux de pauvreté infantile sont très préoccupants en Belgique :

  • le taux de pauvreté infantile a augmenté de manière dramatique ces 20 dernières années,
  • 4 enfants sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté à Bruxelles et 1 enfant sur 4 en Wallonie

4 messages forts au niveau des pays européens

Une analyse comparative entre les politiques familiales dans les pays de l’Europe des 15 démontre que :

  • la politique familiale est un outil réellement efficace de lutte contre la pauvreté ;
  • plus la politique familiale est généreuse, plus le taux de pauvreté sera faible ;
  • les systèmes de soutien à la parentalité construits sur la base d’un couple où les deux parents travaillent sont plus efficaces que les politiques fondées sur la famille « traditionnelle » ;
  • l’investissement dans l’accueil de l’enfance et un système adapté de congés parentaux sont les mesures les plus efficaces pour prévenir et lutter contre la pauvreté infantile.

3 priorités à mettre en œuvre en Belgique

La Belgique souffre d’un double handicap : un investissement trop faible dans le soutien à la parentalité et une conception traditionnelle dépassée des politiques familiales (c'est-à-dire trop centrée sur le modèle classique « deux parents, un qui travaille ».

  • investir dans les services publics d’accueil de la petite enfance aura un impact direct sur le taux de pauvreté infantile ;
  • augmenter l’indemnisation des congés parentaux (i.e. les rendre accessibles aux familles monoparentales) limitera le risque de pauvreté infantile après une séparation des parents
  • renforcer les allocations familiales des familles les plus vulnérables.

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