L’accueil de la petite enfance à Bruxelles - Pour une programmation de places plus ciblée

5 juin 2019


La petite enfance est une étape importante durant laquelle le jeune enfant se développe sur une multitude d’aspects. Des études[1] montrent que les interventions précoces auprès des enfants ont un impact positif et durable sur ceux-ci et favorisent l’égalité des chances. 

Pour la Ligue des familles, un accueil de la petite enfance accessible et de qualité est un enjeu majeur et doit être considéré comme un droit de l’enfant. Malheureusement, pour nombre d’entre eux, l’accès à une structure d’accueil est rempli d’obstacles. Les places manquent ainsi que les milieux d’accueil accessibles financièrement et/ou géographiquement. Ce qui devrait alors être perçu comme un service vecteur d’égalité des chances devient dès lors inaccessible à une série d’enfants, amplifiant ainsi les inégalités sociales. 

En Région bruxelloise, le taux de risque de pauvreté et d’exclusion sociale est élevé et un tiers des Bruxellois×e×s vivent avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté[2].

Pour la Ligue des familles, pour que l’accueil de la petite enfance remplisse ses missions (économique, éducative et sociale) à Bruxelles, la création de places d’accueil doit faire l’objet d’une vraie réflexion et tenir compte des profils des familles au niveau des communes et surtout des quartiers.

En effet, certains quartiers bruxellois cumulent les difficultés (pauvreté, monoparentalité et manque de milieux d’accueil accessibles). Ce sont pourtant dans ces quartiers que les bénéfices de l’accueil de la petite enfance sont les plus importants.

C’est pourquoi la Ligue des familles demande une programmation de places d’accueil plus ciblée dans les quartiers « sensibles » de Bruxelles et un taux de couverture de minium 33% (objectif du sommet de Barcelone[3]). Parallèlement à cela, la Ligue des familles attire l’attention sur la nécessité d’aller à la rencontre des familles vivant dans ces quartiers afin de les informer des bénéfices de l’accueil et d’analyser une demande d’accueil qui n’est pas toujours exprimée notamment par incompréhension, méconnaissance ou méfiance.

 


[1] Comme celle de Bodman F., de Chaisemartin C., Dugravier R., Gurgand M. Investissons dans la petite enfance. L’égalité des chances se joue avant la maternelle. Terra Nova. Mai 2017

[2] Baromètre social. Rapport bruxellois sur l’état de la pauvreté. 2018.

[3] En 2002, le Conseil européen a fixé un objectif au sommet de Barcelone de taux de couverture en places d’accueil pour les pays membres de 33%

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