Alimentation à l’école. Les propositions de la Ligue des familles.

25 novembre 2009


 

Plutôt que de laisser les parents se débrouiller et les écoles bricoler avec toutes sortes de contraintes, il est temps de mobiliser les différents acteurs, en particulier les pouvoirs publics, pour une action forte, contraignante, systématique et concrète afin d’améliorer la qualité de l’alimentation à l’école. Un enjeu de santé publique (l’inquiétante progression de l’obésité des enfants !) et un enjeu de cohérence pédagogique (le développement durable).


Une étude de la Ligue des familles a montré que la Communauté française ne pouvait contraindre les écoles à intégrer des critères pour les repas et pour les espaces de repas parce que le temps de midi n’est pas considéré juridiquement et pratiquement comme un temps scolaire. Voilà pourquoi la Ligue des familles revendique de considérer ce temps comme un temps scolaire. Elle plaide pour contraindre les acteurs de l’école à adopter des critères de qualité dans le cadre des contrats ou marchés conclus entre les pouvoirs organisateurs et les fournisseurs de repas. Des modèles de “cahier des charges” devraient dès lors être élaborés en collaboration avec des diététiciens de l’enfance et mis à la disposition de l’ensemble des établissements. De tels cahiers des charges devraient également comprendre des exigences relatives à une alimentation saine de qualité en visant aussi à soutenir le commerce local, le commerce équitable, le développement durable, bref des cahiers des charges qui se préoccupent aussi de réduire l’empreinte écologique. Des expériences concrètes existent déjà. Elles ont fait leur preuve et montrent que c’est réaliste et possible.

 

Outre la Communauté française, chaque pouvoir organisateur a des marges de manoeuvre : la gestion des bâtiments et des infrastructures (des espaces de qualité pour les repas) ; la politique de formation du personnel ; la politique de sous-traitance ; la définition d’un projet propre à chaque école, projet décliné en projet pédagogique et en projet d’établissement. Ce projet peut comporter des objectifs, méthodes et moyens concernant l’alimentation à l’école dans ses différentes dimensions.

Les conseils de participation des écoles sont des instances qui peuvent demander des évaluations, formuler des propositions ou encore mobiliser les différents acteurs de l’école dans un projet participatif et transversal. Il n’est pas inutile de valoriser une démarche progressive, pas à pas.

 

Des actions locales dans le cadre la campagne "Citoyenparents, à la soupe !"

Pour sensibiliser des parents, des citoyens et les pouvoirs publics sur l’importance d’une alimentation de qualité à l’école, les groupes locaux de la Ligue des familles organisent ce week-end des 28-29 novembre 2009 une vingtaine d’activités décentralisées en Wallonie et à Bruxelles. A l’occasion d’un marché ou d’un ciné-débat, des volontaires présenteront la campagne « Citoyenparents, à la soupe ! » et distribueront gratuitement un bol de soupe. C’est l’occasion de papoter sur ces questions, de faire connaissance… et de signer la pétition de la campagne !

 

Retrouvez l’étude de la Ligue des familles et l’agenda de toutes les actions locales sur http://www.citoyenparent.be/Public/mouvement/Minipage.php?ID=31698#minisite

 

Contact presse : Marie Gervais - 02/507.72.11 m.gervais@liguedesfamilles.be

Interview : Denis Lambert