Les papas voudraient être plus souvent là

12 juin 2013


Près de 3 pères sur 4 veulent passer plus de temps en famille mais pour une grande partie d’entre eux (41%), concilier boulot et vie familiale reste difficile. Pour y parvenir, un père sur deux modifie son horaire et un sur trois limite ses heures sup’.

 

Ce sont les résultats d’une enquête sur la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle chez les pères francophones menée par la Ligue des familles et Dedicated, avec le soutien du Secrétaire d’Etat aux Familles.

 

Près de 3 papas sur 4 veulent s’investir plus dans leur famille

72% des pères veulent augmenter leur disponibilité auprès de leur famille.

Pour 75% des pères, le « bon équilibre » entre vie familiale et vie professionnelle signifie passer plus de temps dans sa famille.

Les pères se consacrent à leur famille de différentes manières. Beaucoup de papas sont plus présents aux repas de familles (72%), vont chercher les enfants à l’école (47%), font des activités en familles (44%) ou consacrent plus de temps aux devoirs (26%).

 

41% des pères ont des difficultés à concilier leur vie professionnelle et leur vie familiale

44% des parents ont du mal à concilier leur boulot et leur famille et les mères sont les plus nombreuses (46%).

Pour dégager du temps pour leurs familles, les pères adaptent leur temps de travail. Un papa sur deux décide de modifier son horaire (48%), un sur trois limite ses heures supplémentaires (36%) ou ses loisirs (33%). Enfin, 30 % s’interdisent de travailler à la maison et 15% sont passés à temps partiel.

 

Une plus grande présence du papa est bénéfique pour la famille

Pour 2 parents sur 3 (61 %), une plus grande présence du papa améliore le bonheur et l’équilibre des enfants dans la famille. De plus, 1 parent sur 2 estime que le couple fonctionne mieux quand le papa s’investit dans la vie familiale. Pour 35% des parents, le papa est plus épanoui.

 

Les recommandations de la Ligue des familles

 

Au politique :

Le manque d’informations concernant les dispositifs existants pour les parents est criant. Nous demandons le développement de campagnes de sensibilisation au soutien à la parentalité. De plus, il est essentiel de renforcer les dispositifs existants et pas seulement ceux ciblés sur les parents d’enfants en bas-âge. Ensuite, nous plaidons pour une modification du système actuel de congé parental. Pour la Ligue des familles, il est nécessaire de renforcer l’indemnisation et la flexibilité de ce congé. Enfin, cet avantage devrait être accessible jusqu’aux 18 ans de l’enfant (contre 12 ans actuellement).

 

Aux entreprises :

D’après l’enquête, de nombreux pères ont le sentiment qu’augmenter leur temps passé en famille est mal vu par leur entreprise. Afin de réduire cette perception et de lutter contre les stéréotypes, nous encourageons les employeurs à sensibiliser leurs travailleurs et à leur permettre d’utiliser les dispositifs existants.

 

Aux parents:

Nous invitons les pères à s’informer sur les dispositifs existants et les possibilités d’aménagement de leur carrière et de leur temps de travail. Nous voulons les encourager à résister à la culture du présentéisme sur leur lieu de travail. Le « bon » travailleur n’est pas celui qui est présent au bureau de 6h à 22h. De plus, il peut-être bénéfique de questionner le partage des responsabilités familiales entre hommes et femmes au sein du couple. Pourquoi ne pas laisser plus de place aux papas? D’après cette enquête, ils sont demandeurs.

 

Les données de l’enquête

Pour le volet francophone, les données analysées par la Ligue des familles ont été récoltées et traitées par Dedicated auprès de 340 parents dont 135 hommes et 205 femmes; des parents d'enfants de moins de 20 ans et qui ont un emploi. Le questionnaire a été administré via internet. La marge d'erreur est de 2,3%