La Ligue des familles demande le retrait du projet de décret concernant la fin de la gratuité dans les académies

3 décembre 2013


Ce mardi 3 décembre 2013, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles débat d'un projet de décret visant la fin de la gratuité à l’inscription dans les académies de musique, d’arts plastiques, de danse et d’arts de la parole.

A ce jour, tous les enfants de moins de 12 ans et ceux dont les parents sont sans emploi ou bénéficiaires du revenu d’intégration ont accès gratuitement à ces académies. Avec ce décret, ces parents devront s’acquitter d’un minerval annuel de 17€.

Cette somme n'a rien de dérisoire. Les familles les plus fragiles seront directement touchées, et la conséquence en sera immédiate : le retrait de ces enfants des académies de musique et d'arts plastiques, de danse et d’arts de la parole.

La Ligue des familles demande au Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et en particulier à sa ministre de l’Enseignement, le retrait de ce projet de décret visant la fin de la gratuité dans les académies.

Cinq raisons motivent cette demande :

  1. Cette disposition est contraire aux principes fondamentaux d’égalité et d’équité entre toutes les familles et tous les enfants.
  2. Ces académies n'auront plus les moyens de jouer leur rôle d’inclusion sociale auprès des familles les moins aisées, qui en seront de facto exclues.
  3. Cette mesure limite l'accès à la culture qui est un droit fondamental de l'enfant, consacré par la Convention Internationale des Droits de l'enfant, ratifiée en 1989 par la Belgique.
  4. La baisse du nombre d'enfants présents aura un impact sur les emplois dans ce secteur, les académies étant financées au prorata du nombre d’inscrits.
  5. Enfin, c'est un coup supplémentaire porté aux parents qui doivent concilier leur vie familiale et professionnelle. L’académie, comme le club sportif ou le centre de vacances, est une solution d’accueil extrascolaire pour bon nombre de parents. Il est inacceptable de voir une mesure frapper en particulier les familles les plus fragilisées alors qu’elles sont précisément les premières à souffrir de problèmes d’accès aux solutions d’accueil.