CP - Le bulletin de la Vivaldi pour les familles : trois avancées mais peut mieux faire

30 septembre 2020


Les familles, précarisées par la crise, négligées pendant le confinement, et comme toujours aux prises avec des difficultés de conciliation, avaient des attentes importantes à l’égard du nouveau Gouvernement. A l’examen, la Ligue des familles attribue à l’accord de la Vivaldi un « peut mieux faire ».

« Nous attendions des avancées significatives en matière de conciliation entre travail et vie de famille et de soutien aux familles en difficulté », rappelle Christophe Cocu, Directeur général de la Ligue des familles. « Nous relevons une note très positive : l’allongement du congé de paternité de 10 à 20 jours se confirme, c’est un premier aboutissement de notre combat pour un congé de naissance de 15 semaines pour chaque parent et c’est une très bonne nouvelle. Le Gouvernement s’engage en outre en faveur d’un congé fermeture d’école, dans la lignée des travaux parlementaires de cette semaine, ce qui était une demande de la Ligue des familles. La fin, enfin, des enfants en centres fermés est également à saluer. Au-delà de ces trois points, si nous relevons des intentions très louables, nous constatons surtout un grand flou quant à la manière de la concrétiser. »

Ainsi, par exemple :

  • Le Gouvernement envisage « la simplification, l'harmonisation et l'optimisation des différents systèmes de congés » : dans quel but ? Avec quel impact sur le nombre de jours de congé ? L’accord ne répond pas à ces questions essentielles.
  • Via un plan de lutte contre la pauvreté, le Gouvernement entend porter une « attention particulière » à la pauvreté infantile et aux familles monoparentales : mais de quelle manière ? L’accord ne le précise pas.
  • Concernant la réforme de la fiscalité, le Gouvernement indique que cela « peut se faire en augmentant la réduction d’impôt pour la garde d’enfants » : cela peut donc se faire, mais a-t-il l’intention de le faire ? Mystère…
  • Le Gouvernement « examinera », en concertation avec les partenaires sociaux, « si des mesures supplémentaires peuvent être prises pour réaliser le plein potentiel social et économique du télétravail » : on en est donc au stade du questionnement.

« On sent une préoccupation, ou du moins un intérêt, pour certains publics et certaines situations qui nous tiennent à cœur : les familles monoparentales, les difficultés de conciliation entre travail et vie de famille, les nouvelles formes de familles… Toutefois, le simple fait de les citer dans un accord de gouvernement ne va pas résoudre leurs problèmes. Nous attendions des objectifs ambitieux et des mesures précises, ce n’est pas le cas ici mais nous suivrons évidemment le travail du Gouvernement au jour le jour pour veiller à ce qu’il avance concrètement sur ces questions dans les mois et années à venir », conclut Christophe Cocu.