Réforme des allocations familiales en Wallonie : un pas dans la bonne direction

12 juin 2015


Le ministre wallon de l’Action Sociale, Maxime Prévot, vient d’annoncer ses pistes pour un nouveau système d’allocations familiales. L’essentiel des propositions de la Ligue des familles s’y retrouve. C’est un bon départ pour préparer l’ultime étape du transfert, prévue pour le 1er janvier 2020. Les nouvelles sur le futur des allocations familiales se font attendre pour Bruxelles.

Un pas dans la bonne direction

C’est avec satisfaction que la Ligue des familles prend connaissance du lancement par le Ministre wallon de l’action sociale, Maxime Prévot, d’une étude de fond dans le cadre de la réforme du modèle d’allocations familiales.

La Ligue des familles a été entendue. Les axes de travail retenus par le cahier des charges de l’étude font la part belle aux revendications de l’association de défense des parents. Il s’agit d’une étape essentielle vers un nouveau système qui soutient les familles et répond aux réels besoins des parents.

La Ligue des familles se réjouit de la réactivité du Gouvernement wallon et de l’ambition exprimée par cette étude de prendre en compte la sociologie des familles contemporaines, de l’ensemble de leurs revenus et de l’orientation vers un montant forfaitaire.

 

A Bruxelles, rien de nouveau ?

Pourtant si le travail de réforme va de l’avant en Wallonie -tant sur la mise en place des institutions de gestion et de paiement des allocations familiales que sur la réflexion sur le futur système- la Ligue des familles s’interroge sur le peu de nouvelles transmises jusqu’à présent par la COCOM, chargée de mener à bien la réforme du système d’allocations familiales en Région bruxelloise.

Une inquiétude d’autant plus vive que les échéances fixées par la 6ème réforme de l’État se rapprochent et que la Ligue des familles insiste sur une nécessaire coordination juste et efficace des politiques familiales  entre les Régions afin de répondre aux besoins de chaque parent. 

 

Les revendications de la Ligue des familles

Une allocation forfaitaire d’un même montant pour chaque enfant. On ne tient plus compte du rang de l’enfant dans la fratrie. Objectif : garantir le droit de chaque enfant, soutenir la parentalité d’aujourd’hui.

Un supplément par enfant pour les famillesà revenu modeste. Étendre les suppléments sociaux à toutes les familles vulnérables, y compris les travailleurs pauvres, pour renforcer la justice sociale, combattre le risque de pauvreté de ces familles et en particulier la pauvreté infantile.

Un supplément d’âge par enfant, à partir de 14 ans. Selon les résultats de nos études, le coût de l’enfant fait un bon au moment de l’adolescence. Les suppléments d’âge tels qu’ils existent aujourd’hui ne correspondent pas à cette réalité.

Des allocations majorées pour les enfants handicapés ou orphelins. On ne touche pas à la situation existante.

Personne ne doit subir de réduction d'allocations familiales. Le transfert de compétence ne peut provoquer une diminution de revenu pour les familles. Le nouveau système doit donc s’appliquer progressivement.