La Ligue des familles lance une pétition pour des allocations familiales plus simples et plus justes

8 octobre 2014


La Ligue des familles lance une grande campagne pour presser les responsables politiques francophones à s’engager sur le futur des allocations familiales.

Depuis le 1er juillet 2014, la défédéralisation des allocations familiales est en marche. Au 1er janvier 2015, ce sont les 2,6 milliards des allocations qui seront transférés à Bruxelles et en Wallonie. Des moyens, mais pour quel soutien aux parents ? La Ligue des familles met une proposition sur la table et attend des réponses. 

Une pétition et 13 semaines de campagne

Objectif : 10 000 signatures. La campagne va durer 13 semaines durant lesquelles des débats sur les allocations familiales seront organisés partout à Bruxelles et en Wallonie. Tous les moyens de la Ligue des familles sont mobilisés : un site internet (www.allocsenmieux.be) entièrement consacré aux allocations familiales, des débats portés par les volontaires de la Ligue des familles, des spots radio, des événements grands publics, des échanges avec les parlementaires, etc. 

Rendez-vous en janvier 2015 pour la remise des pétitions à Maxime Prévost et Céline Frémault, ministres responsables des allocations familiales en Wallonie et à Bruxelles.

 

La défédéralidation des allocations familiales : un transfert à hauts risques

La fin du transfert est prévue fin 2019. Les enjeux d'une telle réforme sont considérables. Bien réussir ce transfert,  c’est le préparer maintenant. 

L’argent. Au 1er janvier 2015, l’argent des allocations familiales sera transféré du Fédéral aux Communautés et Régions. Le tout fera partie d’une enveloppe globale de 20 milliards. Elle comprend les allocations familiales (pour 6 milliards), les maisons de repos, l’activation des chômeurs, la santé, etc. Rien dans les textes ne garantit aujourd’hui que ces fonds seront intégralement affectés à ces politiques. Autrement dit, il est essentiel que la Ligue des familles soit autour de la table pour s’assurer que ces 6 milliards (2,6 pour Bruxelles et la Wallonie) iront bien dans la poche des parents. 

Le système. Il est essentiel que les ministres se penchent, dès maintenant, sur le futur des allocations familiales. Une réforme en profondeur est nécessaire. La Ligue des familles a une longueur d’avance sur le sujet. Elle doit être entendue et sa proposition débattue. 

Un système d’allocations familiales, plus juste pour toutes les familles

La Ligue des familles met sur la table un nouveau modèle.

La proposition en bref : une allocation unique pour chaque enfant, un supplément pour les jeunes de 14 ans et plus, un supplément en fonction du revenu pour les familles défavorisées et le maintien des majorations pour enfants orphelin et handicapé. 

C’est une réforme en profondeur des allocations familiales. Ce modèle, à l’avantage de toutes les familles, est chiffré budgétairement. 

Les + de la proposition de la Ligue des familles

  1. Plus simples.  Aujourd’hui, il existe plus de 160 montants d’allocations familiales. L’administration arrive à suivre, mais souvent les parents sont perdus. Avec cette proposition, le système est plus simple et transparent.
  2. Plus en phase par rapport au coût de l’enfant. Le premier enfant ‘coûte’ plus cher que le 2e. Or aujourd’hui, l’allocation du 1er enfant est la plus basse (90€). De même, quand les enfants deviennent des ados, ils passent à une consommation d’adulte. Avec notre proposition, une allocation augmentée pour le 1er enfant et un supplément pour les jeunes de 14 ans, les parents sont mieux soutenus au moment où ils en ont le plus besoin. 
  3. Plus en phase avec les ressources des parents. Au moment du 1er enfant, les parents sont plus jeunes et perçoivent des salaires plus modestes. Une autre bonne raison pour aider les parents au début de leur vie de famille.
  4. Plus en phase avec les familles recomposées. Calculer le rang de l’enfant (1er, 2e, 3e, etc.) c’est aisé dans une famille dite classique. Pour une famille recomposée, c’est une autre affaire. Et souvent, ces familles sont pénalisées car leur nouvel enfant est considéré comme un 1er (et donc touche une allocation plus basse) alors que ces parents ont eu d’autres enfants avant. Un même montant, c’est mieux pour toutes les familles.
  5. Plus efficaces pour lutter contre la pauvreté des enfants. Plus d’un enfant sur quatre vit dans un ménage sous le seuil de pauvreté en Wallonie et à Bruxelles. Parce que les allocations familiales sont cruciales pour lutter contre la pauvreté infantile, la Ligue propose un supplément pour les familles à faibles revenus. Aujourd’hui, des suppléments sociaux d’allocations familiales existent, mais seules les familles comptant un parent au chômage, pensionné, invalide ou les familles monoparentales peuvent en bénéficier. Nous voulons étendre ces suppléments à toutes les familles vulnérables, y compris les travailleurs pauvres.

Contact presse : 

Interview :

Nicolas Doncq,
chargé de communication
02/507.72.67
n.doncq@liguedesfamilles.be

Delphine Chabbert,
directrice du service études
0478/77.05.95
d.chabbert@liguedesfamilles.be