#nojunkfood4kids

5 avril 2016


Plus d’1 enfant sur 10 est en surpoids. Et les jeunes sont de plus en plus poussés vers des aliments trop salés, trop gras, trop sucrés. Le marketing aggrave la situation. Cette  attitude irresponsable en matière de santé publique est dénoncée, par la Ligue des familles, le GezinsBond et Test-Achats.  Les trois organisations veulent aussi sensibiliser et mobiliser les parents.

Situation d’urgence ? Evolution inquiétante en tout cas …

Le nombre d'enfants en surpoids ne cesse d'augmenter. Il a plus que triplé ces 30 dernières années, avec tous les problèmes de santé que cela entraîne. Un enfant obèse court plus de risques d'attraper, plus tard, des maladies cardiovasculaires, du diabète, de l’arthrose, de l’asthme, des troubles du sommeil tels que l’apnée et diverses sortes de cancer. Sans oublier les problèmes psychologiques et sociaux dus à une piètre image de soi. 

Victimes du marketing ?

Tous les parents ont déjà dû affronter le regard suppliant de leur enfant, en magasin, devant une friandise dont l’emballage exposé en rayon exerce sur lui un fort attrait. Comment résister? Près d’un quart  des publicités alimentaires utilise des porte-paroles de marque (personnage de dessin animé, chanteur, sportif…). Les personnages de Studio 100 (Maya, Plop, K3…) sont très présents ; Dora l’exploratrice et Bob l’éponge sont les héros qui sévissent le plus en France.

Des exemples concrets… et ils sont nombreux !

Les nutritionnistes de Test-Achats ont analysé les étiquettes d’une centaine de produits pour enfants afin d’épingler quelques mauvais exemples sur www.nojunkfood4kids.be: Dinosaurus de Lotus, Cars choco bars et Bello de Zagazoe, des glaces comme les glaces Pat le pirate et Kathy vanille fraise de chez Ijsboerke ou encore la glace Mickey. Et aussi, les céréales Kellogg’s (Smacks, Frosties, …), sans oublier les chips (Maya de Croky, Monster Munch De Lorenz,…).

Un combat : dénoncer pour changer …

Des tentatives pour protéger les enfants de la voracité du marketing alimentaire existent  mais sont insuffisantes. Les règles de publicités sont trop limitées et dépassées par les campagnes publicitaires venant des pays voisins, ou sont purement facultatives comme les règles de l’OMS ou le Pledge européen. Une enquête récente de Test-Achats montre que pour 44% des personnes interrogées, la publicité provoque des situations conflictuelles avec leurs enfants. 41% estiment que les publicités télévisées pour les produits alimentaires destinés aux enfants doivent être interdites et 57% veulent voir disparaître les bandeaux publicitaires sur internet.

Parallèlement à cette action, Test-Achats et les organisations familiales continuent à plaider pour un étiquetage nutritionnel efficace et non trompeur, pour une composition plus saine de nombreux produits mais aussi pour des campagnes d’information et de sensibilisation visant à améliorer la connaissance de l’alimentation, la compréhension des étiquettes et à mener donc à des choix plus sains.

Agissons ensemble contre la malbouffe et ses mauvaises pubs sur le site : www.nojunkfood4kids.be

Les enfants adorent la malbouffe à cause d’un marketing agressif et la malbouffe adore les enfants qu'elle peut « embobiner » de ses publicités ciblées. C’est pourquoi la Ligue des familles, le GezinsBond et Test-Achats lancent une campagne qui vise à  dénoncer ces publicités et sensibiliser les parents sur les conséquences de la malbouffe pour leurs enfants. Prenez quelques minutes pour lire nos conseils en nutrition sur www.nojunkfood4kids.be, et dénoncer ces pubs sur la page Facebook.

La Ligue des familles,
Test Achats,
Gezinsbond