Pour l’élargissement de la bulle des familles monoparentales

21 janvier 2021


Contactées par de nombreuses familles monoparentales, sept organisations envoient une lettre ouverte aux responsables politiques pour faire entendre leur détresse. Pour ces familles, la limite de contact à une personne est difficile à vivre et à appliquer au quotidien. Les associations en appellent donc à l’élargissement de la bulle sociale des familles monoparentales lors du comité de concertation de vendredi. Il ne s’agit pas d’alléger à tout prix les règles sanitaires, mais bien d’adoucir un peu le quotidien de ces familles qui font face à des difficultés particulières. 

La bulle d’une personne maximum rend la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale très difficile pour les familles monoparentales, une situation qui concerne très majoritairement des femmes. Pour Christophe Cocu, directeur général de la Ligue des familles, « cette limite interdit à ces familles le recours à leur réseau d’entraide familial ou amical habituel. Une seule personne extérieure à la bulle, ce n’est pas suffisant quand les besoins de soutien sont importants. » En effet, ces familles ont souvent besoin de l’aide de plusieurs personnes : il faut plusieurs heures par semaine pour aller conduire ou chercher les enfants à l’école quand les horaires du parent solo ne le permettent pas, pour garder les enfants quand le parent remplit ses diverses obligations, ou tout simplement pour s’occuper des enfants de temps en temps pour que le parent solo puisse souffler. Cette situation est préjudiciable au parent, aux enfants et à la relation parent-enfant. « Il ne s’agit pas d’alléger à tout prix les règles sanitaires. Mais bien d’adoucir un tout petit peu le quotidien de familles qui font face à des difficultés particulières, tout comme cela a été fait pour les personnes qui vivent seules », précise Christophe Cocu.

Dans la majorité des cas, la situation financière de ces familles ne leur permet pas de réduire leur temps de travail ou de prendre un congé parental pour pouvoir s’occuper de leurs enfants.

Aussi pour ceux et celles qui ne travaillent pas

La situation des parents solo qui ne travaillent pas semble plus facile. N’oublions pas toutefois que certains suivent des formations, des études ou sont en recherche active d’un travail. Les associations tiennent à noter aussi que le manque de relations avec d’autres adultes a des conséquences psychologiques sur les parents, qui ont-elles-mêmes des répercussions sur le bien-être des enfants.

« Nous demandons au Comité de concertation de mieux soutenir ces familles en élargissant la bulle sociale de toutes les familles monoparentales ou en proposant d’autres mesures qui permettraient à ces familles de mieux vivre cette période difficile », conclut Christophe Cocu.

 --- fin du communiqué ---

Les signataires 

Ligue des familles, Maison des parents solos, Vie féminine, Femmes prévoyantes socialistes, Mères Veilleuses, le Petit vélo jaune, Hamac

Le courrier

L’appel des associations, disponible sur le site de la Ligue des familles, a été envoyé au Premier Ministre De Croo, au vice-Premier Ministre Frank Vandenbroucke ainsi qu’aux Ministre-Présidents Pierre-Yves Jeholet, Elio Di Rupo et Rudi Vervoort.