La Ligue des familles prône une parole d’hommes dans l’égalité des sexes et le respect de chacun !

17 octobre 2008


3ème congrès « Paroles d’hommes » - 17 et 18 octobre 2009

 

Le 17 et 18 octobre 2008 a lieu à Bruxelles le congrès international « Hommes : état de lieux » auquel la Ligue des familles participe. Ces deux dernières semaines, plusieurs associations ont questionné l’éthique sous jacente à ce congrès, plus précisément l’absence d’une adhésion sans équivoque aux valeurs de l’égalité des sexes et au respect mutuel. En cause : la présence et la prise de paroles de quelques hommes reconnus pour leur anti féminisme et ayant publié des textes ou produit des documentaires développant ce type d’argumentaire.

 

Face à ces interpellations, la Ligue des familles tient à rappeler la philosophie : la promotion de l’égalité des sexes et du respect.

 

Concernant l’égalité des sexes, nous partageons entièrement l’approche défendue par le Monde selon les femmes dans son communiqué « Parole d’hommes, de tous les hommes ? » : « L’égalité ne signifie nullement que l’on nie les différences existantes entre les sexes. Prôner l’égalité des sexes c’est s’atteler à la compréhension de ces différences. D’une part, les replacer dans le cadre des rapports de forces existants entre les hommes et les femmes afin de les mettre à plat. D’autre part, les déconstruire, c’est-à-dire leur ôter leur connotation hiérarchisante et ainsi œuvrer à la construction d’une société plus juste ».

 

Quant au respect mutuel, nous sommes convaincus qu’il est un élément fondamental des relations entre les femmes et les hommes, d’autant plus dans notre société contemporaine qui voit une augmentation des situations monoparentales et d’éclatement ou de recomposition familial. Nul doute, ces situations génèrent un grand nombre de souffrances, tant chez les mères que chez les pères. Parmi celles et ceux-ci, formuler et promouvoir des revendications est devenu un impératif moral politique et humain. Revendiquer est un droit inaliénable dans le cadre d’une société individualiste, basée sur la reconnaissance du principe de l’égalité des sexes.

 

Cependant, nous savons aussi qu’en beaucoup de domaines les situations des femmes et des hommes sont loin d’être égalitaires. Nier cette évidence, c’est le premier acte du glissement vers les discours extrémistes (le masculinisme ou le féminisme radical). C’est pourquoi, notre participation à ce congrès a comme objectif premier redire publiquement notre attachement aux valeurs d’égalité de sexe et de respect piliers indispensables d’une société juste et solidaire.

 

Annaïg Tounquet

Directrice politique

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