Re-allocations

9 décembre 2010


Vous avez été vraiment très nombreux à donner votre avis sur les propositions de la Ligue des familles pour une refonte des allocations familiales (voir ci-contre l'édito du 1er décembre). À l’heure de la rédaction de cette "Parole de Ligue", moins de 24 heures après la parution du texte, nous avons déjà reçu plus de 30 contributions. À l’évidence, le sujet intéresse et nos propositions ne laissent pas indifférents. C’était à vrai dire le but.

 

Précision importante. La Ligue des familles n’est pas favorable à la défédéralisation des allocations familiales. Cela dit, nos propositions répondent à un exercice d’anticipation à la suite des négociations de gouvernement. Toutes les notes d’informateur pré-formateur, conciliateur et autre "teur" mentionne à chaque fois la défédéralisation des allocations familiales. Simplement, nous prenons acte.

 

C’est humain. Tout le monde a fait "son petit calcul" pour se faire une idée de l’impact personnel de la proposition. Vous êtes plusieurs à avoir attiré notre attention sur l’impact négatif qu’elle pourrait engendrer pour les familles de trois enfants et plus, autrement dit les familles nombreuses. Notre réponse est simple : votre calcul effectué est souvent incomplet. Si l’on tient compte de l’allocation de base que nous proposons pour chaque enfant, quel que soit son rang, effectivement il y aurait perte pour ces familles. Mais ce n’est pas tenir compte de notre proposition d’un correctif pour les familles nombreuses dans le système des suppléments. Nous ne l’avons pas encore chiffré. Mais l’intention est bien de corriger l’impact d’une allocation de base identique. Rappelons aussi que nous avançons un principe fort : "Personne ne doit reculer", d’où notre proposition de système de transition.

 

Vous êtes également très nombreux à approuver la philosophie de notre proposition "bien plus simple", qui "colle mieux à la réalité des familles d’aujourd’hui". "C’est une garantie que chaque enfant vivant sur le territoire de Wallonie ou Bruxelles aura un droit égal aux allocations familiales". "Il faut plus de crèches".

 

Vous êtes heureusement une toute petite minorité à nous envoyer des commentaires du genre : "Tous ces chômeurs et ces étrangers qui profitent des allocations familiales". En un mot comme en cent, voici notre réponse à ce genre de propos : notre mépris pour la haine. Et surtout notre choix déterminé pour l’égalité, la justice et la solidarité.

 

Nous reviendrons en profondeur sur le sujet des allocations familiales dans les prochains numéros. C’est promis. Et c’est passionnant.


Denis Lambert,

Directeur général de la Ligue des familles

 

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