Parents mobiles : vos réalités nous tiennent à cœur

1 février 2017


La Ligue des familles construit son cahier de revendications « mobilité ». Les attentes des parents sont nombreuses et nous comptons bien y répondre dans le détail. D’autant que les scrutins communaux approchent. Tour d’horizon de la question : ce qui coince, ce qui bouge, ce que nous voulons changer.

Parents mobiles : vos réalités nous tiennent à cœur

Emprunter le nouveau piétonnier de Bruxelles, s’essayer à de nouveaux services interactifs pour soi ou ses enfants (carpooling/sharing, pédibus), sauter dans un minibus à la demande, tester une voiture hybride en leasing privé… l’adage de Thatcher selon lequel « Un homme de 30 ans qui doit encore prendre le bus pour aller travailler est un homme qui a raté sa vie » est franchement périmé.
En bus, en voiture, à vélo ou à pied, les parents composent et cherchent à améliorer leur qualité de vie, entre choix et contraintes. À la Ligue des familles, une mobilité plus juste, plus verte et accessible à tous, on y croit. Et pour cela, nous avons besoin de vous.

Les transports publics : un bien commun

Depuis notre grande enquête « parents mobiles » de 2016, nous ne cessons de le rappeler : la mobilité ce n’est plus relier un point A à un point B. Les parents bougent, avant et après leur journée de travail, entre l’école, les courses, les loisirs… les lifts sont nombreux, fatigants et stressants (près de 3 parents sur 4, habitant le sud du sillon Sambre-et-Meuse sont en souffrance sur leurs déplacements selon le Baromètre 2016.
Les coûts sociaux et environnementaux de la mobilité explosent. Alors oui, (presque) plus aucune formation politique ne récuse ces constats. Mais tout n’est pas rose pour autant. Dans les faits, les services publics de transports sont menacés faute de budgets ou par volonté de coupes claires. Projet de trains sans accompagnateurs, mise en cause des tarifs familiaux, menace sur les lignes rurales… la Ligue des familles est défensive. Préserver les services existants profite à toutes les familles.

Entre l’ancien et le nouveau : assurer un accès à l’innovation pour tous 

Tout n’est pas non plus tout gris. Des valeurs comme la vitesse ou la puissance cèdent du terrain au profit du contact, de l’échange, du lien avec les autres. Côté mobilité, l’attention se porte davantage sur la personne, ses compétences, sa responsabilité. L’usage du vélo dans les villes prend de l’ampleur. Plusieurs initiatives éclosent pour organiser les déplacements des enfants : mutualisation, carsharing, pédi et vélobus. Les parents se mobilisent. Les associations et certaines entreprises s’organisent. Une excellente chose !
Alors oui, le passage de l’ancien au nouveau prend du temps. Trop de temps. Mais les solutions existent et les communes peuvent les appuyer. Certaines le font déjà. L’offre de mobilité est essentielle dans l’accueil des familles. Un cadastre des initiatives existantes et des manques est à l’agenda de notre campagne ICIOCI. Et la mobilité y a toute sa place. Dans notre carnet de route : activer le rôle des communes dans ces innovations et garantir une couverture suffisante (chaque parent doit y avoir accès, quel que soit le bassin de vie et sans discriminations de revenus ou de situation familiale).

Faire entendre les besoins des parents

Nous en sommes convaincus, les nouveaux modes de déplacements seront à l’avenir le résultat d’un métissage entre modes de transports traditionnels et innovations. Nous nous y employons. En février, rendez-vous est pris pour présenter les résultats de l’enquête « Parents mobiles » lors des auditions du Plan régional de développement durable (PRDD) de la Région bruxelloise.
Ce travail est important. Trop souvent, la dynamique des besoins n’est envisagée que sur les performances des déplacements professionnels et très/trop peu du point de vue des familles. Ce travail de sensibilisation des élus se poursuivra en Wallonie et à Bruxelles.

Pointer certaines réalités (qui dérangent)

Et puis, il y a les points noirs de la mobilité. C’est le cas de certains transports scolaires. Les circuits scolaires, quand on vit en milieu rural, c’est souvent galère. Pire encore, lorsque l’un de ses enfants est en situation de handicap, l’offre publique n’est pas toujours au rendez-vous (trajets et bus inadaptés, accompagnateurs pas toujours formés au handicap). Une situation inacceptable !
Ce premier trimestre 2017, nous ferons un état des lieux de la question pour proposer des solutions durables. Il est temps d’avancer. Vos témoignages sur votre vécu concret de ces transports nous serons précieux pour dresser le bilan (Voir encadré).

François Bertrand, responsable du service Études et Action politique