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Allocations familiales en Wallonie : nouveaux montants dès 2020

Un nouveau modèle d’allocations familiales a été voté au Parlement de Wallonie pour les enfants qui naitront à partir du 1er janvier 2020.

Depuis 2012, la Ligue des familles plaidait en faveur de la suppression des rangs, d’une forte revalorisation de l’allocation pour le 1er enfant et de suppléments sociaux en fonction des revenus pour aider les familles qui en ont le plus besoin. Le nouveau modèle d’allocations familiales reprend 80% de nos demandes et représente une avancée importante pour les familles.

Vous trouverez ci-dessous les réponses à vos questions les plus fréquentes. Pour toute information complémentaire, nous sommes à votre disposition par mail : etudes@liguedesfamilles.be

Ci-dessous, nous répondons déjà aux questions qui nous sont le plus fréquemment posées.

Quand le nouveau modèle d’allocations familiales entrera-t-il en vigueur ?

Le nouveau modèle d’allocations familiales concernera tous les enfants nés à partir du 1er janvier 2020.

Pour la Ligue des familles, la première priorité est que chaque famille continue à recevoir ses allocations familiales en temps et en heure : il ne peut y avoir aucun retard de paiement !
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Pourquoi les enfants déjà nés ne bénéficieront-ils pas du nouveau modèle ?

Pour que tous les enfants déjà nés puissent bénéficier du nouveau modèle d’allocations familiales, il aurait fallu :

  • soit que le Gouvernement wallon affecte 200 millions € supplémentaires au budget des allocations familiales. Nous n’aurions évidemment pu que nous en réjouir, mais cela n’a pas été possible.
  • soit que certaines familles perdent de l’argent par rapport à leur situation actuelle. Cela aurait été inadmissible pour la Ligue des familles !
  • soit que le nouveau montant d’allocations familiales soit beaucoup plus bas, et ce pour les décennies à venir. Nous ne pouvions évidemment pas accepter cela non plus.

La formule mise en place garantit les droits acquis : certaines familles ne gagneront pas, mais aucune famille ne perdra un seul euro par rapport à sa situation actuelle. Bien que complexe, le système existant n'en offre pas moins un soutien aux parents.

Il est important de noter que la comparaison entre les deux modèles dépend de la situation de la famille (nombre d’enfants, revenus…) mais aussi du moment de cette comparaison (en fonction de l’âge des enfants, les familles ont droit à des suppléments d’allocations familiales). Comparer les montants des allocations familiales « de base », à un temps T, dans les deux modèles, ne permet donc pas de savoir lequel est plus intéressant sur le long terme pour une famille donnée. Les familles actuelles bénéficieront par ailleurs désormais des suppléments sociaux liés aux revenus prévus dans le nouveau modèle, dès le 1er janvier 2019.

Toutefois, une situation reste extrêmement interpellante : celle des familles qui auront eu un ou plusieurs enfants avant 2020 et en auront d’autres après. Depuis le début, la Ligue des familles demande des compensations pour que ces familles ne puissent pas perdre par rapport à l’ancien ET au nouveau modèle. Nous n’avons pas obtenu gain de cause jusqu’à présent. Suite à notre audition au Parlement de Wallonie en janvier, nous avons toutefois encore l’espoir que la situation évolue.

La Ligue des familles met un point d’honneur à défendre quotidiennement les familles avec la même intensité, qu’elles aient un, deux, trois,… enfant(s). C’est pourquoi nous avons toujours défendu une position « maximaliste », plébiscitant un basculement des familles vers le système le plus avantageux pour elles. Le Gouvernement a décidé de ne pas suivre cette voie, essentiellement pour des raisons budgétaires.  
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Concrètement, j’y perds ou j’y gagne ?

Vous avez déjà des enfants ? C’est simple : on ne touche pas aux montants actuellement perçus, vous ne perdez rien et ne gagnez rien.

Dans tous les cas et vu la complexité du système, soyez prudents si vous voulez comparer ce que vous auriez perçu en étant dans l’autre système, il y a beaucoup de paramètres qui entrent en ligne de compte.
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Quels mécanismes d’aide sont prévus pour les situations particulières ? (familles monoparentales, bas revenus…)

La Ligue des familles a soutenu l’instauration de suppléments sociaux non plus liés au statut socioprofessionnel des parents mais bien conditionnés à un seuil de revenus et en fonction de la taille de la famille. La Wallonie vient d’adopter un modèle qui octroiera à l’avenir différents suppléments en fonction :

  • De deux plafonds de revenus : pour les ménages ayant un revenu de moins de 30.000 € bruts par an, ce supplément sera de 55 € par mois, et pour les ménages ayant un revenu situé entre 30.000 et 50.000 € bruts par an, le supplément sera de 25 €.
  • De la taille de la famille : les familles nombreuses (3 enfants et plus) dont les revenus ne dépassent pas 30.000 € bruts annuels recevront un supplément de 35 € par mois et par enfant (en plus des 55 €) et celles dont les revenus sont situés entre 30.000 et 50.000 € bruts par an bénéficieront de 20 € par mois (en plus des 25 €).
  • De la structure familiale : les familles monoparentales ne sont pas oubliées puisqu’elles percevront 20 € par mois et par enfant (en plus des 55 €) dans les ménages ayant des revenus de moins de 30.000 € bruts par an et 10 € par mois et par enfant (en plus des 25€) pour celles dont les revenus se situent entre 30.000 et 50.000 € bruts annuels.

La Ligue des familles salue le fait que le Gouvernement wallon ait pris des mesures en faveur des familles les plus vulnérables. Ces suppléments renforceront le soutien à la parentalité et la lutte contre la pauvreté infantile, deux priorités pour nous.
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Qu’en est-il des primes liées aux adoptions, aux orphelins et aux enfants atteints d’une affection ?

La Wallonie a décidé de ne pas modifier le montant des allocations majorées pour enfants atteints d’une affection. En ce qui concerne les enfants orphelins, les orphelins de père et de mère percevront une allocation majorée de 350 € mensuels. Les orphelins d’un seul parent auront quant à eux droit à un supplément de 50% de leur taux de base.

Les primes de naissance et d’adoption seront, quant à elles, revues à la baisse pour le premier enfant né ou adopté. Actuellement de 1.272,52 €, cette prime passera à 1.100 €. Ce montant sera par contre plus important que l’actuel pour les naissances suivantes (957,42).
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Pourquoi les montants ne progressent-ils plus en fonction du nombre d’enfants ?

Ce principe – lié au « rang » de l’enfant – a été mis au point à l’après-guerre dans un objectif ouvertement nataliste. Aujourd’hui, le besoin principal est d’offrir un soutien aux parents pour tous leurs enfants. L’augmentation des coûts liés à un enfant n’est pas proportionnelle à sa place dans la fratrie. De façon générale, on constate même un besoin supérieur lors des premiers enfants parce qu’à ce moment, les parents sont plus jeunes et bénéficient généralement de revenus plus modestes. Un montant unique est donc plus équitable.

Le montant de base sera de 155 € pour tous les enfants de moins de 18 ans (quel que soit leur rang) et de 165 € à partir de 18 ans.  

Toutefois, des suppléments ont été intégrés au système pour ne pas pénaliser les familles nombreuses et monoparentales, particulièrement celles à bas revenus.
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Quel rôle a joué la Ligue des familles auprès des responsables politiques dans la modélisation du modèle ?

À l’origine, les allocations familiales étaient accordées uniquement à certains travailleurs salariés ayant des enfants à charge, selon le bon vouloir des patrons. Ce n’est que progressivement et sous la pression de mouvements dont la Ligue des familles qu’elles se sont ouvertes à l’ensemble des salariés actifs, des pensionnés, des travailleurs indépendants, des invalides et des chômeurs. Le droit aux allocations familiales pour toutes les familles tel que défendu par la Ligue des familles est alors né.

La Ligue des familles n’était pas favorable au transfert des allocations familiales aux Régions. Mais une fois cette décision prise, la Ligue des familles a milité pour que transfert soit l’occasion d’une modernisation d’un système qui ne répondait pas à l’évolution des familles. L’organisation a donc proposé dès 2012 une réforme centrée sur les familles d’aujourd’hui, plus juste et efficace, qui soutienne les parents et qui renforce la lutte contre la pauvreté infantile. Les propositions de la Ligue des familles ont été en grande partie entendues par le Gouvernement wallon.
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