pour vous faciliter la vie…
et celle de votre enfant (18-20 mois)

pour vous faciliter la vie… et celle de votre enfant (18-20 mois)

1. Votre enfant et les émotions

Joie, tristesse, peur, colère… Dites les émotions que vous ressentez, nommez celles qui, à vos yeux, submergent votre petit bout d’homme ou de femme. Cela va l’aider à se familiariser avec les émotions, les siennes et celles des autres.

2. L’expérience de la complexité

Votre loulou est agressif avec vous ? Cela ne l’empêche pas de continuer à vous aimer, à vous faire confiance, à être en sécurité avec vous. Vous vous fâchez contre lui ? Il saisit bien que vous ne vous réduisez pas à de la colère, il sait que vous lui donnez aussi de l’amour, de la sécurité, de la douceur, de la joie. 18-20 mois, c’est l’âge où votre enfant fait l’expérience que les autres, ses parents aussi donc, sont composés de multiples facettes. Ce sont des êtres humains, quoi ! Voilà une étape importante dans son développement affectif.

3. Quelle exploration de l’espace !

Les enfants de 18-20 mois se mettent à marcher plus vite, et même à courir, sur toutes sortes de terrains. Ils s’aventurent dans tous les sens, sur leurs deux pieds et à quatre pattes. Ils ne regardent pas nécessairement où ils vont. Ils ne se montrent pas toujours prudents. Leurs réflexes de protection dans les chutes ne sont pas encore complètement rodés. Alors, bonjour les bosses et les bobos, le plus souvent sans gravité. Même si vous avez déjà fait l’exercice, mettez-vous à la hauteur de votre enfant et enlevez tout ce qui pourrait se révéler dangereux pour lui.

4. Votre enfant ne marche pas encore ?

Si, à 18 mois, votre loulou ne marche pas encore, c’est alors une bonne idée de consulter un professionnel spécialisé (pédiatre, kinésithérapeute, psychomotricien…).

5. Morsures à la crèche : n’en faites pas un fromage !

Votre enfant a été mordu par un petit copain de la crèche ? Il en a mordu un ? Ce genre d’épisodes fait partie de la vie en collectivité et chamboule, d’abord, les parents et les puéricultrices. Si un enfant mord, ce n’est pas avec l’intention de faire mal. Mordre est, pour lui, un moyen d’explorer ou de dépasser les obstacles qu’il rencontre lors de ses explorations. Que faire ? Consoler l’enfant mordu et calmer sa douleur, à l’aide de crème et de glaçons. Isoler le petit mordeur (et l’isoler, ce n’est pas le punir !), lui dire quelque chose de son attitude (« On ne mord pas, cela fait mal »), puis ne pas faire trop de bruit autour de son comportement car, sinon, il aura envie de le réitérer afin d’en vérifier les effets. Pour plus d’explications, retournez au numéro précédent du Ligueur et mon bébé.

6. En tant que maman ou papa, vous avez le droit
de dire stop ou flûte à votre enfant

Agacement, ras-le-bol, irritation, épuisement… Votre enfant peut sentir que vous avez atteint vos limites, que ça déborde en vous. Alors, plutôt que d’avoir un geste inconsidéré que vous regretterez aussitôt après, stoppez les frais et ne vous obligez pas à répondre dans l’instant aux demandes de votre petit exigeant. Vous pouvez lui demander de jouer tout seul pendant un moment, par exemple. Et puis, renoncer à être une supermaman ou un superpapa, se donner des occasions de souffler, cela fait du bien à tout le monde.

7. Quels jeux ont la cote ?

À côté des premiers puzzles, des jeux d’encastrement ou des tours d’anneaux, votre enfant adore les pots qui s’emboîtent et, bien sûr, vos boîtes en plastique, vos casseroles et vos cuillères en bois. Ah, la joie de mettre des petits objets dans un récipient et de les en retirer, ou de produire du bruit en tapant sur une casserole avec une cuillère en bois !

8. Dans pas mal de crèches, 1 an et demi,
c’est l’âge d’un changement de section

Et qui dit nouvelle section dit séparation d’avec la section des petits et ses puéricultrices, nouvel environnement, nouvelle ambiance, nouvel entourage… Ce n’est pas rien pour un petit enfant ! À lui de se fabriquer de nouveaux repères. Ça lui demande tout un travail d’adaptation. La plupart des professionnels dans les crèches y sont attentifs, et dialoguer avec eux permet d’ajuster les choses au mieux. Et déjà, vous pouvez aider votre enfant en acceptant qu’il régresse un peu (plus de pleurs, plus de fatigue, des réveils nocturnes, un besoin d’être pris dans les bras comme un nourrisson…). En lui parlant de ce changement, en reconnaissant sa difficulté et en lui disant que vous avez confiance dans ses capacités à s’adapter à sa nouvelle section et à y être bien.

9. Après les découvertes stimulantes du jour,
le sommeil réparateur du soir

Pour assurer au mieux le passage entre les deux, le rituel d’endormissement est essentiel, mais il ne doit pas prendre trop de temps, au risque de relancer l’énergie de votre petit loup. Il passe un moment calme et agréable avec vous avant le coucher. Il retrouve son doudou, s’il en a besoin. Vous lui chantez une douce chanson ou lui lisez une histoire. Un gros câlin. Vous lui souhaitez une bonne nuit, lui dites au revoir et quittez sa chambre. Et le voilà s’endormant seul…

10. Pour que les repas ne soient pas
un terrain d’opposition pour votre enfant

Votre petit se montre-t-il curieux des aliments que vous lui présentez ? Ou, au contraire, refuse-t-il avec plus ou moins de force de goûter certains aliments, ceux qu’il ne (re)connaît pas ? On parle alors de néophobie alimentaire, phénomène observable chez pas mal de jeunes enfants. Dans ce cas, l’obliger ne sert absolument à rien, c’est même contre-productif. N’imaginez pas qu’il vous rejette, vous. Veillez à ne pas vous énerver. Il faut souvent lui présenter plusieurs fois un petit morceau d’un aliment pour qu’il l’accepte. Laissez-le explorer le contenu de son assiette. Misez aussi sur la force de l’imitation : vous voir manger des aliments lui donnera envie de les manger.

11. Si vous vivez des moments compliqués
avec votre enfant…

Un problème de sommeil, des repas difficiles, un changement familial perturbant… Et cela vous préoccupe, vous inquiète, vous stresse. En parler avec un professionnel - le pédiatre de votre enfant, le médecin traitant, la partenaire enfants-parents de la consultation de l’ONE, un psychologue… - peut vous aider à circonscrire le problème, à le regarder autrement, à prendre une bonne distance par rapport à lui… et à ouvrir des portes vers des solutions.

12. N’oubliez pas la vitamine D

Continuez à donner de la vitamine D à votre enfant, tous les jours, jusqu’à ses 2 ans. Ensuite, tous les hivers, jusqu’à la fin de sa croissance.

13. Indispensable, le brossage des dents

Oui, il est important que votre enfant brosse ses petites dents. Idéalement, deux fois par jour, après le petit déjeuner et avant le coucher du soir. Et tant qu’il ne sait pas bien se rincer la bouche, avec une mini quantité de dentifrice, de la grosseur d’un grain de riz ou d’un tout petit pois (les résidus de dentifrice étant cariogènes). Montrez-lui comment faire. Brossez-vous les dents en même temps que lui : l’imitation joue à fond. Faites de ce moment une activité ludique. À ne pas oublier : l’enfant ne peut rien manger ni boire (sauf de l’eau) après s’être brossé les dents.

14. Attention, l’eau est vite profonde
pour votre enfant

Alors, ne le laissez jamais seul, sans surveillance, même dans très peu d’eau.

15. Le pot n’est pas à l’ordre du jour

La question de la propreté vous titille ? Elle n’est vraiment pas d’actualité. L’acquisition de la propreté est un processus naturel propre à chaque enfant, une affaire de maturité neurophysiologique et psychique. Un indice parmi d’autres qui montrera que votre loulou est prêt : il sera capable de monter et descendre un escalier. Mais, on le répète, ce n’est pas pour maintenant. Donc, ça ne sert absolument à rien de faire du forcing auprès de lui. Au moment voulu, il s’agira pour vous de l’accompagner dans cette aventure, en lui faisant confiance.

Martine Gayda, avec Catherine Ghion, infirmière, Bénédicte Guislain, kinésithérapeute pédiatrique, Marguerite Landsberg, pédiatre, et Reine Vander Linden, psychologue clinicienne