Vie de parent

2021 : le monde d’après, c’est maintenant

L’année 2020 cède la place à 2021. Cette petite unité supplémentaire dans ce nombre à quatre chiffres est porteuse de bien des espoirs. La réalité sera-t-elle à la hauteur ? C’est ce qu’on souhaite au cœur des familles.

2021 : le monde d’après, c’est maintenant

À l’heure d’écrire ces lignes, l’année 2020 n’est pas encore derrière nous. Il lui reste encore quelques heures avant de tirer sa révérence. Elle ira jusqu’au bout, tenace comme un mauvais virus. Entre couvre-feu à 22h00, comité limité pour les fêtes, masque dans la poche et gel hydroalcoolique à portée de main. L’année Covid, on s’en souviendra de celle-là.

2021, donc, et pour le meilleur. Le pire ? Merci, on a donné. N’empêche, il ne faut pas l’oublier cette année pourrie. Parce qu’au-delà de sa toxicité pandémique et de ses atteintes à nos libertés élémentaires (y compris celle de vivre), 2020 a sérieusement remis en question de nombreux pans de notre société. Elle a aussi mis l’accent sur les défauts de priorités, les hiérarchies bancales, les vénalités ordinaires, les inégalités sociales. En creux, les mois écoulés ont ainsi plaidé, malgré eux, pour plus d’équilibre, plus d’équité, plus de solidarité. C’est tout cela qu’il ne faut pas oublier.

« On a retrouvé toute l’importance d’un Etat qui vise plus la solidarité que la compétitivité, l’empathie plutôt que l’individualisme forcené. »

Dans l’accumulation de mauvaises nouvelles et de chiffres sanitaires alarmistes, on notera que certaines mesures ont été prises en faveur des parents. Des revendications portées de longue date par la Ligue des familles ont finalement été prises en compte à l’aune de l’urgence. Il y aussi eu la prise de conscience que certains fonctionnements de base de notre société ne sont plus ou pas adaptés à la famille telle qu’elle se vit aujourd’hui. Le congé de maternité raboté a ainsi vécu ses dernières heures en 2020 tandis que le congé de paternité s’offrait une promesse d’allongement pour 2021.

Dans certains cas, l’état d’urgence dans lequel le pays, le monde ont été plongés a pu servir d’accélérateur. Acculés, les décideurs, les employeurs ont dû sortir de leurs zones de confort. Ils ont ainsi constaté que le télétravail pouvait aussi profiter aux entreprises et ne pas être qu’un caprice de travailleurs en mal de conciliation vie privée / vie familiale. Dans la foulée, on a retrouvé toute l’importance d’un Etat qui vise plus la solidarité que la compétitivité, l’empathie plutôt que l’individualisme forcené.

« Le monde d’aujourd’hui » doit se construire, en toute sérénité, dans le bénéfice des libertés individuelles regagnées, dans l’ivresse des contacts sociaux retrouvés. »

Nous en arrivons à ce fameux « monde d’après », tarte à la crème des confinements et déconfinements de 2020. Tellement galvaudé, tellement commenté alors qu’il n’existait même pas. En fait, cette petite unité qui transforme 2020 en 2021, est là pour nous rappeler que le monde d’après, c’est maintenant, là, tout de suite. C’est bien pour ça que l’année nouvelle est porteuse d’espoir. C’est un chiffre symbolique, comme un cap passé, comme une idée de progression à l’image de celle que matérialise le mouvement d’un compteur kilométrique. Aller de l’avant, avec conviction et énergie, optimisme et réalisme.

« Le monde d’aujourd’hui » doit se construire, en toute sérénité, dans le bénéfice des libertés individuelles regagnées, dans l’ivresse des contacts sociaux retrouvés. Au-delà du symbole d’un chiffre modifié, c’est toutes nos énergies qu’il s’agira de mobiliser pour effacer non seulement les dégâts de la pandémie, mais aussi tous les défauts de nos sociétés trop souvent déshumanisées qui préexistaient à cette crise et qui l’ont même amplifiée.

Le chantier est vaste. 2021 doit être porteuse de tout cela, avec résilience, créativité, intelligence, efficacité, pertinence et amour. Sur ce, meilleurs voeux pour l’année qui vient, elle sera ce que nous déciderons d’en faire…  En sachant que les parents, en guise de soutien, pourront toujours compter sur le Ligueur et son équipe de journalistes pour les écouter, traduire leurs demandes et, surtout, les informer, au jour le jour.

T. D.