Vie de parent

3 questions à Delphine Chabbert
à propos des allocations wallonnes

Coup de clairon dans les médias depuis ce matin, le Conseil d’État a rendu son avis sur la réforme wallonne des allocations familiales. Les gros titres parlent d’un blocage de la réforme en cours. La Ligue des familles, elle, rassure : cet avis ne remet pas en cause les fondements de ce nouveau modèle positif pour les familles. On vous en dit plus avec Delphine Chabbert, secrétaire politique de la Ligue des familles.

 

3 questions à Delphine Chabbert à propos des allocations wallonnes

En un mot, le Conseil d’État demande au Gouvernement de mieux motiver le fait qu’il existera deux systèmes d’allocations familiales différents, selon que les enfants nés sont nés avant 2019 ou à partir de 2019.  Depuis ce matin vous pouvez entendre de-ci de-là que cela remettrait en question le modèle wallon d’allocations familiales. Qu’en est-il en réalité ? Vite on se rassure avec Delphine Chabbert qui nous accueille très calmement, entourée de tout son escadron en ébullition.

► La nouvelle qui est tombée ce matin va-t-elle ralentir la nouvelle mouture des allocations familiales. Ça doit être le branle-bas de combat, là ?

Delphine Chabbert : Non, absolument pas. Je tiens à rassurer les lecteurs, la Ligue des familles est attentive. Le timing n’est absolument pas remis en question. Le Conseil d’État pointe simplement l’importance de mieux motiver une différence de traitement entre les enfants nés avant et ceux après 2019. Si toutes les familles basculaient au 1er janvier 2019, certaines d’entre elles auraient vu le montant total de leurs allocations diminuer. Donc, je tiens à rassurer les familles wallonnes : rien ne change. Ici, nous défendons un modèle de transfert progressif qui permet qu’aucune famille ne se trouve lésée.

► Mais alors, pourquoi un tel ramdam ?

D.C. : Vous savez, l’avis s’écrit sur plus d’une cinquantaine de pages. Il aurait été étonnant que le Conseil d’État n’exprime pas quelques réserves ou ne demande pas d’explications. Il observe, analyse et regarde les réalités à un temps T, sous l’angle juridique. Mais sa demande est légitime. Pour les enfants nés avant 2019, le montant ne change pas. Ceux nés après bénéficieront d’un montant de base élevé, de 155 euros par enfant, avec des compléments d’âge et différents suppléments sociaux. Ce qu’il est important de retenir, c’est qu’aucune famille ne va perdre un seul euro.

► Alors, selon vous, pas de mauvaises surprises quant au processus en cours ?

D.C. : Nous suivons avec attention le processus depuis le début. Encore une fois, ce qui se passe aujourd’hui est tout à fait normal. Je vous le confirme : pas de mauvaises surprises. Demain, il y aura une troisième lecture au gouvernement. Dans quinze jours en commission au parlement, dans un mois en plénière et une mouture définitive devrait être votée. La seule chose qui compte, c’est que chaque famille bénéficie de ses allocations en temps et en heure.

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