Vie de parent

À 15 ans, elle est au lit pour un mois

Rater l’école quelques jours peut être amusant. Encore que : lorsqu’on se sent mal, ce n’est finalement pas si drôle. Mais, pour l’ado, rater un mois peut être source d’inquiétude, de stress à l’idée de perdre pied pour les cours et, surtout, d’être hors du coup, loin des copains.

À 15 ans, elle est au lit pour un mois

Que faire ?

Chouchouter. Ce sont d’abord les parents qui paniquent à l’idée que l’enfant ne pourra suivre les cours pendant un certain temps. Un conseil : ne faites pas de pronostics négatifs, mais examinez avec votre jeune malade et sa titulaire comment il peut être aidé. Après quoi, prenez le temps d’entourer de soins et de tendresse votre enfant alité. L’amour est un excellent remède et il sera encore grand temps de s’inquiéter des cours plus tard, quand il sera retapé.

Organiser le rattrapage. Quelques questions à glisser à l’oreille du titulaire. Les profs peuvent ainsi organiser la solidarité de la classe : qui prend note pour quel cours ? Qui informe votre ado de telle ou telle décision ou changement qui le concerne ? Lui envoie-t-on régulièrement un petit message (pour le moral si pas pour l’étude) ? Quel rattrapage peut être organisé quand il reprendra le chemin de l’école ?

Une année en péril ? Malgré sa longue absence, le titulaire a sans doute un avis à propos de la réussite de l’année de votre enfant. Si l’avis est positif, vous pourrez aider votre jeune, une fois guéri, à se battre pour réussir, avec l’aide des copains qui l’auront tenu au courant, avec des cours de rattrapage pensés avec les enseignants, avec des contrôles ou des examens à passer à des moments différents du calendrier prévu.
Si l’avis est négatif, répétez à votre ado que sa santé est une priorité et que perdre un an d’école pour retrouver la forme, ce n’est pas dramatique… même si, à 15 ans, c’est parfois difficile à admettre.

Thérèse Jeunejean

Bon à savoir

L’école à l’hôpital et à domicile

Un enseignement spécialisé (dit de type 5) est mis sur pied dans certains hôpitaux et cliniques. Les enseignants y travaillent avec les enfants et jeunes hospitalisés, en lien avec l’école d’origine. Répertoire de ces écoles particulières sur le site de l’association des pédagogues hospitaliers.
Autre piste intéressante à creuser : l’association L’école à l’hôpital et à domicile envoie des professeurs, gratuitement, auprès des jeunes malades.