Vie de parent

À eux de jouer

Cette année, on fait une pirouette. Tiens, ça ferait un super nom de magasin de jouets « pirouette ». Ça tombe bien, de magasins de jouets, il en est justement question. Plus précisément de magasins indépendants. Nous leur laissons les manettes pour cette sélection thématique. Et vous vous en doutez, ce choix n’est pas anodin.

À eux de jouer

D’abord, il y a un contexte. Comme dans beaucoup de domaines, le marché du jouet connaît un vrai bras de fer à la David et Goliath. Nos boutiques ludiques luttent – quand elles n’ont pas capitulé - face à l’e-commerce, symptomatique d’une numérisation croissante qui dématérialise tout sur son passage. Comment les indépendants s’en sortent-ils, et quel cap ont-ils choisi ?

Nous les avons sollicités également parce qu’ils connaissent par cœur les parents, avec qui ils sont en contact permanent. Et parce qu’ils connaissent aussi les envies de vos petit·e·s, leurs attentes. Plus que jamais, il nous semblait important de mettre en avant ce savoir-faire sur mesure. En somme, la proximité et le conseil, aussi, face aux algorithmes froids, imprécis et apathiques des sites en ligne.

L’objectif : que votre enfant joue

Ensuite, il nous semblait intéressant d’aller au-delà de la pression des marques, de leur générosité calculée pour les médias ou de leur inventivité marketing. Il nous importait de savoir avec quoi l’enfant joue vraiment. Quel cadeau déposé par saint Nicolas - et plus tard le père Noël - va faire mouche ? Pas le cadeau estampillé bobo, injouable, qui fait si bien dans une chambre d’enfant instagrammable. Pas non plus le gadget matraqué par la com’ et qui a déjà infusé dans différentes zones du cerveau de nos innocents bambins. Un enseignement tiré de Toy Story : rien de plus triste qu’un jouet qui dépérit sous une couche de poussière, abandonné par son bambin.

Ce tour d’horizon à travers la Wallonie et Bruxelles est riche d’enseignement. D’abord, il tord le cou à pas mal de fausses croyances, comme vous le verrez. Il dégage pas mal de possibles. Cet univers du jouet est aussi enrichissant que foisonnant. Il n’est pas si anodin. Il en dit long sur l’engagement éducatif du parent. Sur sa transmission. Mais aussi sur les sentiers que l’enfant emprunte. Au-delà du simple acte de consommation – sans coller la pression aux parents ou au grand saint –, offrir un jouet est aussi un acte citoyen. Cette année, saint Nicolas risque bien d’avoir quelques gouttes de sueur de plus à perler sur son front…

Yves-Marie Vilain-Lepage

Nos experts

Ils ont été plus que précieux pour réaliser cette sélection sur mesure. Nous les en remercions.

Case départ à Louvain-la-Neuve
Casse-Noisettes à Saint-Gilles (Bruxelles)
Jeu de Nim à Enghien
La Hotte à Namur
Le temps de rêver à Libramont
Lolifant à Liège
Papillon à Ixelles (Bruxelles)

Sur le même sujet

Sa première Saint-Nicolas

Une première Saint-Nicolas, ça se fête. Les tout-petits vont découvrir les bouts de carottes mâchouillés par l’âne du grand saint et la générosité altruiste de ce dernier. Mais, au fait, qu’y a-t-il dans la hotte pour ces novices ?

 

Comme les grands

Les jeux d’imitation, l’incontournable de l’enfance. Attention aux faux amis qui perpétuent les clichés : le jouet aspirateur pour faire comme maman. Ou les incitants, comme le faux fusil pour faire comme le tonton chasseur. Non, ici on fait comme ET avec les adultes. En un mot, on grandit doucement.

 

L’imagination comme seule limite

Ici, on pianote. On construit. On combine. On invente. Bref, on se sert de l’imagination comme du plus fabuleux des jeux.

 

De quoi se défouler

Si tout se déroule comme prévu, les températures vont chuter et nous plonger au cœur de l’hiver. Ce qui n’empêche pas de se défouler à la maison ou d’enfiler son gros manteau pour aller vivre des aventures trépidantes dehors. On a tout ce qu’il faut pour.

 

Des jeux en famille, servis sur un plateau

Au début, nous avons essayé de freiner les magasins. « Merci, mais on commence à avoir beaucoup de jeux de société dans cette sélection ». Jusqu'à ce que nous capitulions devant les observations répétées des un·e·s et des autres. Les jeux de plateau se sont imposés comme un incontournable de la vie de famille. Voilà de quoi jouer ensemble, à tout âge.

 

Des joujoux par milliers

Une figurine, une poupée, un bolide ou encore une maison, et c'est parti pour les plus folles des aventures. Et vous, vous n'avez rien d'autre à faire qu'à prêter l'oreille, attendri·e...

 

Les cadeaux de la rédac’

Avant d’approfondir les questions liées à l’acte de jouer, bouclons cette sélection par des cadeaux que les membres de la rédaction font à un de leurs proches en vue des fêtes. Vous y trouverez, on l’espère, juste ce qu’il faut d’inspiration.

 

Les intemporels, encore et toujours

C’est le jeu de cartes qui traîne dans un tiroir. Le Monopoly dont les coins de la boîte de jeu sont écornés. Ou encore le simple ballon qui n’arbore plus les pièces de monnaie d’Oncle Picsou, mais la robe argentée de la Reine des Neiges. C’est aussi le bon vieux cache-cache, parfois revisité, parfois pas. Voilà quelques-unes de vos réponses quand on vous demande quels sont à vos yeux les jeux intemporels. On les compile et on essaye de voir pourquoi ces jeux traversent les âges.

 

Et bien, jouez maintenant !

Pour le plaisir, pour apprendre, pour s’évader, pour être ensemble, pour bien communiquer, il y a autant de motifs de jouer que de joueurs. Et le jeu a ceci de formidable qu’il n’exclut personne. Il y en a pour tous les âges, tous les goûts et tous les profils. Mais, jouer, c’est sérieux. La preuve.