Vie de parent

Allo, les politiques, les parents
vous intéressent-ils toujours ?

On vous annonçait que les parents avaient pris une nouvelle fois la parole mais qu’ils attendaient toujours une réponse du politique. Les résultats du Baromètre 2017 de la Ligue des familles le confirment : rien n’a vraiment changé depuis 2015. Ou, pire, dans certains cas, la situation des parents s’est plutôt dégradée. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tapé sur le clou en rappelant très régulièrement nos priorités et nos revendications. Et de les proposer à nouveau après les avoir aménagées à l’aune des résultats de ce dernier Baromètre.

Milieux d’accueil

La Ligue revendique de :

► Créer des places en garantissant le financement du Plan Cigogne qui promet l’ouverture de 15 000 places d’ici 2022 et augmenter ainsi le taux de couverture qui est aujourd’hui de 32 %, soit le rapport entre le nombre de places disponibles et le nombre d’enfants de moins de 2 ans et demi.
► Garantir sa mise en œuvre, c’est-à-dire s’assurer qu’il y a des asbl ou des communes prêtes à être porteuses de projets.
► Faciliter l’accès de ces milieux d’accueil en proposant des tarifs plus bas en fonction des revenus des parents et un guichet d’information et d’inscription dans chaque commune.
► Diversifier l’offre d’accueil en s’adaptant aux besoins flexibles des parents (halte-garderie, horaires variables, etc.) et également aux besoins de l’enfant porteur d’un handicap.

L’extrascolaire

La Ligue demande :

► Que la Fédération Wallonie-Bruxelles refinance le secteur pour lequel, aujourd’hui, le budget consacré ne dépasse pas les 0,1%.
► De revoir les tarifs en fonction des revenus des parents et de proposer la gratuité aux parents les plus précaires.
► De faire en sorte que la compétence de l’extrascolaire ne soit plus facultative mais devienne obligatoire pour les communes.
► De proposer des horaires plus compatibles en fonction de la vie des parents (ouverture des garderies avant 7h et après 18h, bibliothèque ouverte jusqu’à 21h, cours à l’académie de musique à partir de 17h et pas 15h30, etc.).
► De travailler l’accès et la qualité de l’accueil pour l’enfant en situation de handicap.

Le temps

Vous êtes nombreux à témoigner de la course entre la crèche, l’école et le boulot, dès le petit matin, sans parler de l’après-16 heures que certains - ou plutôt certaines - qualifient de deuxième journée. Un souhait : baisser la pression.

La Ligue plaide pour :

► Renforcer la place des femmes sur le marché du travail et le rôle des hommes dans les tâches familiales.
► Un congé de paternité obligatoire, d’une durée de vingt jours.
► Un congé parental mieux rémunéré, plus flexible (1/10e de temps ou une semaine sur deux).
► Une flexibilité dans le travail choisie par les parents et non pas subie (horaire flottant, télétravail…).
► Améliorer l’accès à l’information via les employeurs et les syndicats.
► Des horaires flexibles pour les services collectifs (voir l’extrascolaire).
► Des services de répit pour les parents à bout.
► Une prise en charge médicale du burn-out.

La séparation

Beaucoup de familles monoparentales et recomposées sont dans des situations financières difficiles parce qu’elles ne perçoivent pas la contribution alimentaire qui leur est due. Les premiers impactés sont les enfants.

La Ligue propose :

► Que le logiciel de calcul des contributions alimentaires Contriweb (créé par le Gezinsbond) devienne une référence pour calculer les montants à payer et à recevoir. Cet outil laisse place à la discussion des parties sur les dépenses de l’un ou de l’autre et sur les frais ordinaires et extraordinaires de l’enfant.
► De créer un Fonds universel des créances alimentaires qui s’occuperait de percevoir les contributions et les pensions alimentaires du débiteur avant de les reverser aux créanciers. Lorsqu’un montant aura été décidé par un tribunal, le passage par ce fonds universel devrait être automatique.
► D’assurer le financement du Secal.
De favoriser l’accès à la médiation.