Vie de parent

Baromètre des parents 2017 :
la crèche

Rien n’a vraiment changé du côté de la garde des moins de 3 ans. On pourrait même dire que les choses ont une légère tendance à se dégrader. Trois ans après notre premier Baromètre, les parents sont encore plus nombreux à ne pas inscrire leur petit en milieu d’accueil. Si, en 2015, la raison la plus avancée était leur préférence pour un autre mode de garde, cette année, les parents sont plus nombreux à montrer du doigt le coût et le manque de places, deux réels obstacles pour faire garder leur enfant.

La facture en 2017 fait davantage grincer des dents. Et si, depuis 2015, le montant moyen mensuel déboursé par les jeunes parents pour faire garder leur petit a baissé, c’est peut-être un indice d’appauvrissement de ces derniers. Pour rappel : 72 % d’entre eux déclarent aujourd’hui que le prix du lieu d’accueil est calculé en fonction de leurs revenus.


En 2015, c’était le plébiscite pour les papys-mamys qui étaient de loin les « nounous » préférées des jeunes parents. En 2017, les grands-parents sont encore fort sollicités mais semblent répondre moins souvent présents. Seraient-ils moins disponibles ? C’est qu’aujourd’hui, avec le recul de l’âge de la pension, ils travaillent de plus en plus vieux. Sans compter qu’une fois retraités, ils peuvent, puisque la loi le permet, continuer à mener une activité lucrative. Difficile dans ces conditions de se consacrer tout entier aux petits-enfants !

Alors là, on peut carrément parler de Bérézina. Le nombre de parents qui galèrent pour trouver une place en crèche ou chez une accueillante a doublé en trois ans ! Pas très « enfants admis », la Belgique francophone, et particulièrement la capitale. Des places toujours plus rares et des grands-parents de moins en moins disponibles : l’avenir n’est pas rose pour les jeunes parents.

M. K.

Les parents en parlent...

Pauline, maman de Noé, 18 mois
On avait fait tout comme il faut. Les trois mois de grossesse confirmés, on s’est inscrits sur les trois listes des crèches de la commune d’Ixelles. On ne nous a jamais appelés pour nous annoncer qu’on avait une place. Alors, forcés et contraints, on s’est tourné vers une crèche privée proche de chez nous… à 700 € par mois. Dingue, hein ? Ma copine à Auderghem n’a pas connu cette galère-là.

Nicolas, papa d’Émily, 15 mois
Peut-être aurions-nous dû davantage nous battre ? Téléphoner tous les jours, pleurnicher auprès de la directrice de la crèche communale pour décrocher enfin une place. On ne l’a pas fait, pensant que l’on allait respecter l’ordre d’inscription. Aujourd’hui, je le regrette.

Héloïse, maman de Léon, 15 mois, et Pierre, 4 ans
Heureusement, mes parents sont là et gardent le plus petit deux jours sur cinq. C’est déjà ça en moins à payer. Ils ont été plus disponibles pour l’aîné, mais, aujourd’hui, ils fatiguent un peu et aimeraient en profiter encore un peu à deux.

Véronique, maman de Noémie, 23 mois
On était inscrit dans trois crèches communales mais on a dû se rabattre sur une crèche privée qui, heureusement, n’était pas trop cher (550 € par mois). Et lorsque ma fille a eu 1 an et demi, une des crèches communales nous a appelés. Ouf, c’était quand même 300 € de moins chaque mois !