Vie de parent

Baromètre des parents 2017 :
la garderie

Faire garder son enfant de moins de 12 ans reste un des besoins essentiels des parents. La garderie semble d’ailleurs davantage utilisée aujourd’hui. Si, en 2015, les horaires de la garderie étaient le premier sujet de satisfaction des parents, il n’en va pas de même en 2017.
Les chiffres qui émergent sont interpellants et indiquent la pression toujours plus forte vécue par les parents qui tentent vaille que vaille de concilier leurs temps professionnel et familial. Une situation pénible pour les adultes, mais aussi pour les enfants qui, même s’ils s’éclatent avec les copains, ont besoin d’être tout contre papa ou maman. Pas sûr que les horaires flexibles très à l’honneur actuellement sont favorables au bien-être des petits !

Le coût de la garderie reste un sujet de mécontentement. Rien d’étonnant à ça. Les parents n’y inscrivent pas leur enfant par choix, mais par obligation. On imagine qu’ils trouveraient normal que ce service soit gratuit. Pas sûr que les choses évoluent dans ce sens.
Pour preuve, le constat de l’Observatoire de l’Enfance et de l’Aide à la jeunesse dans son rapport de 2012 (L'accueil temps-libre en Fédération Wallonie-Bruxelles : état des lieux, Anne-Marie Dieu et Dominique Rossion) : « On est passé en dix ans de 31 % de lieux pratiquant la gratuité à 18 %. Seule la province de Liège (45,5 %) tire son épingle du jeu, compte tenu de la politique de gratuité appliquée par la Ville de Liège. Bruxelles, qui présentait déjà un taux très faible de gratuité en 2002 (8 %), voit sa situation encore reculer depuis (3 %) ». Rajoutons que des garderies mettent en place des mesures telles que des tranches horaires gratuites ou une réduction selon le nombre d’enfants.

M. K.

Garderie et fins de mois difficiles

Retrouvez notre analyse Les demandes des parents pour l’accueil des enfants en dehors de l’école et pendant leurs loisirs, (Amélie Hosdey-Radoux, mai 2017) et bien d’autres chiffres encore sur l’extrascolaire.

Les parents en parlent...

Fatih, papa d’Ilias, 3 ans et demi
Nous sommes profs et commençons certains jours les cours à 8h20. On quitte donc très tôt la maison. La garderie est bien ouverte dès 7h, mais on ne supporte pas l’idée de laisser notre gamin dans ce tout petit local, bousculé par d’autres enfants déjà surexcités pendant plus d’une heure. Alors, on appelle la grand-mère qui fait le « joint » jusqu’à 8h30, heure à laquelle elle dépose Ilias à l’école.

Florence, maman solo de Charlie, 5 ans, et Eva, 8 ans
Je paie une garderie complète, matin et soir, pour deux enfants et cela me fait, mine de rien, déjà une belle dépense au bout du mois. Si, en plus, je dois retrouver mes mômes, habillés des pieds à la tête, devant la porte de sortie alors qu’il n’est pas encore 18h, je dis non et non.

Mireille, grand-mère et psychologue
Un petit à l’âge de la maternelle peut passer de main en main plus de six fois par jour. Du parent à la gardienne du soir en passant par celle du matin, la maîtresse, la surveillante de la cantine, la dame qui s’occupe de la sieste, la maîtresse à nouveau… Six personnes différentes - aussi gentilles soient-elles -, six ruptures, six ré-apprivoisements, c’est beaucoup de stress pour un petit. Pourquoi ne pas calquer pour les 3-6 ans, l’organisation sur celle des puéricultrices de la crèche ?