Vie de parent

Baromètre des parents 2017 :
le temps

Alors qu’on ne parle que de slow food, slow fashion, slow attitude, les parents ont de plus en plus de difficultés à mener de front leur vie professionnelle et leur vie familiale. Lassés de toutes ces acrobaties pour mener à bien leur journée et celle de leurs gosses, la moitié d’entre eux aujourd’hui appelle au secours leur compagne ou compagnon. Presque deux fois plus qu’il y a trois ans !
Ce sont surtout les parents d’enfants de moins de 3 ans qui cherchent à impliquer davantage leur conjoint·e et plus de la moitié d’entre eux seraient des hommes. Eh oui, les temps changent dans les chaumières !

Contrairement à l’adage, le temps n’arrange pas les histoires. En trois ans, les parents courent toujours plus derrière… ce précieux temps. Les impacts de cette course ? De la fatigue, du stress et surtout, beaucoup plus de tensions avec les enfants.
À force de faire le grand écart entre le boulot, les mômes, les tâches domestiques et, on l’espère, un peu de vie sociale et affective, histoire de se détendre un peu, les parents sont au bout du rouleau et s’agacent pour un rien. Résultat ? Les enfants écopent…

En 2015, ils étaient déjà très nombreux à vivre sous une telle pression qu’ils se sentaient prêts à lâcher prise, à tout laisser tomber, à échapper à leurs responsabilités. Trois ans après, ce ressenti est plus présent encore. 22 % des répondants qui se déclarent souvent proche du burn-out sont des femmes. 16 % de ceux qui se disent toujours sous pression sont des parents d’ados. Quand on dit petits enfants, petits soucis… On imagine que parmi les femmes qui se sentent souvent proches du burn-out, on trouve quelques jeunes mamans, seules de surcroît.

En pratique

Une campagne de sensibilisation et d’information sur l’épuisement parental est actuellement menée en Région bruxelloise par la Ligue des familles à l’initiative de la Commission communautaire française. Témoignages, centres de ressources, outils sont disponibles sur le site de la campagne : parentàbout.be

Les parents en parlent...

Sarah, grand-mère de deux petites-filles de 18 mois et 4 ans
Ma fille et son compagnon sont tous les deux médecins en milieu hospitalier. Ma fille a régulièrement des congrès à l’étranger, son homme opère parfois jusqu’à pas d’heure. Alors, c’est moi qui vais, vers 17h30, chercher les enfants après mon boulot. L’une à la crèche, l’autre à l’école. Et je mets le souper en route. Si je n’étais pas là, ils auraient besoin d’une nounou…

Isa, maman de trois enfants de 5, 8 et 11 ans
Mon conjoint est présent mais il ne fait rien spontanément. Je dois chaque fois lui demander de donner le bain, de ranger la chambre, de mettre le chou-fleur à cuire… C’est un excellent exécutant…

Bertrand, papa solo de Lisa, 2 ans, et Théo, 4 ans
C’est vrai que depuis que je suis seul une semaine sur deux avec mes petits bouts, je me rends compte que je fais deux journées en une ! Bon, l’organisation n’est pas mon fort, mais le soir, les chercher à la garderie pour l’un, à la crèche pour l’autre, faire les courses, les plonger dans le bain pendant que la soupe mijote… manger et les mettre au dodo. J’essaie d’en faire un grand jeu, mais je comprends que certains parents craquent !