Vie de parent

Bulle sociale diminuée : on s'adapte
et on en parle aux enfants

C’était malheureusement dans l’air du temps depuis quelques jours. Des chiffres alarmants, un Conseil national de sécurité avancé et voilà que, sans toutefois reconfiner la population, Sophie Wilmès, la Première ministre, a annoncé un durcissement des mesures sanitaires. Conséquences pour les familles, en parler avec ses enfants, on vous donne de quoi vous rassurer.

Bulle sociale diminuée : on s'adapte et on en parle aux enfants

Depuis quelques semaines, on avait repris goût avec joie aux barbecues avec les ami·e·s, aux grandes tablées familiales, aux sorties en groupe. Tout cela, il va falloir l’oublier le temps de quatre semaines, le temps de voir si la propagation de ce satané virus diminue. Les nouvelles règles communiquées par les services de la Première ministre et en vigueur à partir de ce mercredi sont claires :

► Jusqu’à présent, la bulle sociale de chaque individu se limitait à 15 personnes par semaine. À partir de mercredi, elle passera à 5 personnes, toujours les mêmes, pour les quatre prochaines semaines – et ce pour un foyer tout entier et non plus par personne. Les enfants de moins de 12 ans ne comptent pas dans ces 5 personnes. Ces 5 personnes sont des gens en plus du foyer avec qui des contacts rapprochés ont lieu, c’est-à-dire des contacts pendant lesquels les distances de sécurité ne sont pas toujours assurées.
► Les rassemblements non encadrés comme les réunions de famille ou entre amis seront limitées à un maximum de 10 personnes (enfant de moins de 12 ans non compris).

Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire pour vous, parents et grands-parents ? En résumé, normalement, vous allez pouvoir continuer à vous voir sans trop de soucis dans le cercle familial. Il faudra par contre faire preuve de bon sens et de vigilance pour les activités hors de ce cadre. Respect des règles sanitaires de base (lavage des mains, pas de bise, distance de sécurité…) et port du masque sont donc plus que jamais de rigueur.

Et les enfants dans tout ça ?

Si les adultes peuvent parfaitement comprendre la nécessité de ce resserrement, qu’en est-il des enfants ? On a posé la question à la psychologue Alexia Lesvêque.

« Comme toujours, la règle de base va être de répondre le plus simplement possible aux questions de votre enfant, de lui expliquer la situation à sa hauteur, avec des mots de son vocabulaire courant. En agissant ainsi, on évite de faire travailler l’imagination galopante de certain·e·s, on ne laisse pas de zones d’ombre insécurisantes pour d’autres. Ça peut paraître une évidence pour des parents cette communication, mais ça reste important de le rappeler, quel que soit l’âge des enfants. Très vite, ils captent nos émotions, nos peurs de parents et il est essentiel de ne pas les laisser penser qu’ils peuvent en être la cause. »

Autre point abordé avec la psy, le fait que, déjà ballotés pendant de longs mois, les enfants vont vivre un revirement qui peut les priver de rencontres avec les copains/copines, d’activités ou de sorties. « Il ne faut pas avoir trop d’inquiétudes par rapport à ça. Nos petit·e·s font preuve d’énormément de souplesse, ils/elles s’adaptent généralement super vite aux nouvelles situations. Les parents ont pu le voir pendant tout le confinement. Et puis, la situation est quand même différente par rapport à la première crise, il y a la possibilité de sortir, de faire des activités même si c’est parfois en nombre réduit ».   

R. B.