Vie de parent

Cadeaux petit budget… à partager

Entre la Saint-Nicolas et - hasard de la nature ! -, les anniversaires de chacun des enfants qui tombent en décembre, la poubelle à papiers n’en finit plus d’ingurgiter les emballages. Quand Noël est en point de mire, l’orgie de cadeaux guette déjà. Sus donc à la surconsommation ! Sauf que, même pour les adeptes de la décroissance, des fêtes sans cadeau sous les épines, bonjour la déprime. Notre leitmotiv : des présents malins petit budget, tout doux pour le portefeuille. Mais pas seulement : des présents tisseurs de liens, à partager.

Cadeaux petit budget… à partager

Pour Sam, 5 ans : « Une carte de lecteur à la bibliothèque »

Il trépigne, le petit dernier, à l’idée de savoir, lui aussi, lire comme ses grands frères. Toujours le nez fourré dans ses albums, il connaît les histoires par cœur à force de les avoir entendues. Et voilà qu’il tente maintenant, tout seul dans son coin, de déchiffrer les lettres. Cette carte de lecteur, personnalisée à son nom, est dotée d’un pouvoir magique : renouveler à l’infini son stock de bouquins ! Un plaisir qui se doublera d’un autre : celui d’aller, tous les quinze jours, à la bibliothèque avec sa maman ou son papa. Une activité qui est aussi un cadeau en soi - durable et gratuit - pour toute l’année à venir.

Pour Youri, 7 ans : « Le train électrique de papy ! »

Depuis tout petit, les yeux de Youri brillent à la vue de cette locomotive à vapeur noire et rouge, sagement rangée dans la vitrine du bureau de son papy. Un jouet qu’il ne pouvait, jusqu’ici, que toucher du regard. Pour le prochain Noël - celui de ses 7 ans -, le grand-père l’offrira à son petit-fils, comme promis. Avec son lot de rails et d’aiguillages, évidemment. Un cadeau-transmission gratuit qui n’a pas de prix pour Youri. Il l’installera dans un coin de sa chambre pour y jouer au calme, à l’abri des cris du petit dernier de la fratrie. Et même que, parfois, son papa viendra le rejoindre, histoire de retomber en enfance.

Pour Lina, 9 ans : « Tout ce qui tourne autour de Niki de Saint Phalle »

L’été dernier, les pieds dans l’eau de la Fontaine des Automates à Paris, la gamine avait été subjuguée par les nanas colorées de l’artiste franco-américaine. L’ouvrage Niki de Saint Phalle (Kate’Art - 9 €), didactique, ludique et écrit spécialement pour les mômes, lui permettra de faire revivre ses souvenirs parisiens mais aussi d’assouvir sa soif de connaissances et sa passion naissante pour l’art. Un cadeau à compléter avec un « bon pour » une visite de l’expo consacrée à l’artiste à Mons (jusqu’au 13/1). Bon plan, petit budget toujours : l’entrée est gratuite chaque 1er dimanche du mois, soit le dernier week-end de vacances de Noël.
Un cadeau à rallonge, encore : après la visite, on se prendra (un peu) pour Niki en mettant les mains dans la colle pour réaliser des personnages en papier mâché dont n’importe quel moteur de recherche vous livrera la recette en trois clics chrono.

Pour Dounia, 11 ans : « Un seul mot d’ordre : le dessin »

Surprise, lorsque Dounia ouvrira son carnet de dessin personnalisé : elle découvrira que la première page n’est plus blanche, mais qu’elle contient déjà un croquis, dessiné par son parrain qui lui offre ce cadeau pas tout à fait comme les autres. En écarquillant les yeux, elle se reverra, petite, sautant dans les vagues sur une plage de Bretagne. Un moment partagé avec son parrain qui fait partie de la galerie des souvenirs familiaux, désormais immortalisés dans ce carnet. Une invitation pour Dounia à sortir ses feutres ou ses crayons pour compléter chacune des pages de son carnet. En n’oubliant pas, en guise de correspondance, de le refiler de temps à autre à son parrain.

Pour Mathis, 14 ans : « Les jeux de société, O.K…, mais pas sur un plateau »

Les dés, les pions et les tuiles, Mathis est tombé dedans avant de savoir parler. Ras-le-bol désormais de la passion de ses parents pour les jeux de société : son kiff à lui, ce sont les écrans. Au lieu d’un énième jeu vidéo - retrouvez quand même notre sélection -, il recevra en cadeau l’appli Pandemic : The Board Game (5 €), la version numérique de ce grand classique des jeux de plateau où les joueurs font partie d’une équipe d’élite qui doit trouver des remèdes pour sauver l’humanité atteinte d’infâmes maladies. Une thématique un brin flippante mais qui lui collera à la peau, lui qui se voit, plus tard, rejoindre les rangs de Médecins sans frontières. Oublié déjà, le leitmotiv d’un cadeau qui se double d’instants partagés ? Que nenni ! Parce que ses parents pourront le rejoindre dans ses parties virtuelles. Et puis, un jour viendra où Mathis découvrira, ahuri, que Pandémie existe aussi dans la « vraie » vie. Et que justement, ce jeu trône dans la ludothèque familiale.

Pour Yannick, 17 ans : « Booster ma culture générale »

On le prend au mot, notre ado ! Récemment, il nous a exhortés à le traîner, même contre son gré, dans les musées et ce, sous prétexte qu’il nous remercierait, plus tard, d’avoir ainsi façonné sa culture générale. Hop, on glisse sous le sapin un ticket pour une expédition en terre africaine, aux portes de la capitale : après cinq ans de travaux, le poussiéreux musée de Tervuren est à nouveau accessible au public (à partir du 09/12 - gratuit jusqu’à 18 ans), avec une vision contemporaine et décolonisée de l’Afrique. Débats et retrouvailles émues en perspective autour de l’emblématique pirogue géante qui a vu défiler bien des générations de Belges.

Anouck Thibaut