Vie de parent

Camps d’été : « la bulle des 50 »
reste la norme

La bulle des 50 personnes pour les camps estivaux devra être scrupuleusement respectée par les mouvements de jeunesse. Une pétition avait été lancée par des parents qui voulaient que cette règle soit aménagée pour permettre d’élargir le cercle des participant·e·s. Les 19 000 signataires ont été entendu·e·s, mais pas leur revendication…

Camps d’été : « la bulle des 50 » reste la norme

« C’était une réunion d’information, pas de discussion ». Thibaut Martens, un des parents à l’origine de la pétition qui réclamait un élargissement de la bulle des 50 pour l’organisation des camps scouts, ne cache pas sa déception. Ce mardi, avec d’autres parents, il a été invité à participer à une visioconférence organisée par la ministre de la Jeunesse Valérie Glatigny.  

Au menu de la réunion, cette demande d’élargir la bulle pour permettre à certains camps d’été de s’organiser sans devoir effectuer des aménagements (nécessaires pour respecter la bulle de 50 participant·e·s) qui entraînent, dans certains cas, des durées de camp plus courtes ou des annulations. La demande a été soutenue par une pétition qui compte, à ce jour, 19 000 signatures.

Logique sanitaire

Malgré ce succès, la situation restera inchangée. Lors de la visioconférence, la ministre Glatigny a rappelé que « le nombre de 50 personnes par bulle, inscrit dans un arrêté ministériel, obéissait à une logique sanitaire et résultait d’une concertation avec les experts du GEES et les organisations de jeunesse ».

Il a également été rappelé « que les règles d’organisation des camps, identiques dans tout le pays, prévoient d’éviter le contact entre les bulles de 50. Si, toutefois, pour des raisons impérieuses, un contact entre bulles était nécessaire (par exemple, visite d’un enfant chez le médecin, soins après un accident, etc.), les règles de distanciation sociale doivent être appliquées ».

Thibaut Martens comprend que l’on continue à appliquer des mesures sanitaires, mais il regrette amèrement le manque de discussion. « On voulait venir avec des pédiatres, mais ils ont refusé. D’emblée, on nous a ré-expliqué les règles et pourquoi on n’en changerait pas. Mais je suis sceptique face aux arguments, on nous a notamment dit que c’était pour ne pas compliquer le tracing. Mais à mon sens, un tracing est plutôt simplifié lorsqu’on est confronté à un groupe de 60 personnes maintenues dans une bulle pendant quinze jours. À l’inverse, il doit se compliquer lorsque on sépare ce groupe en deux, sur des périodes plus courtes avec des contacts dans d’autres bulles d’activités pour combler le manque laissé par l’amputation d’un camp. Mais bon ».

De toute façon, il n’y a pas eu débat. « Nous n’avons pas pu argumenter. Nous étions venus avec des propositions alternatives, mais elles n’ont pas été entendues, c’est dommage ».      

T. D.

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