Vie de parent

Campus fermés jusqu'à la fin juin :
ce que disent les recteurs

Voilà une info qui va chambouler l’organisation de fin d’année de nombreux étudiants. Les universités francophones ont décidé de rester « virtuelles » jusqu’à la fin de l’année. De l’autre côté de la frontière linguistique, la même mesure a été prise.

Campus fermés jusqu'à la fin juin : ce que disent les recteurs

Dans un communiqué envoyé hier, les universités justifient leur décision de prolonger la situation qui avait été fixée initialement jusqu’au 5 avril. « La gestion de la crise du coronavirus par les Universités répond à un triple objectif : s’inscrire totalement dans les mesures visant à contenir l’épidémie ; apporter toutes leurs capacités médicales, scientifiques et technologiques à la gestion de la crise ; continuer à assurer la formation de leurs étudiants .» En gros, on est citoyen, on aide concrètement et on continue d’enseigner. Le conseil des recteurs affirme : « Loin d’être contradictoires, ces objectifs se renforcent mutuellement ».

Concrètement donc, pour les étudiants, les enseignements vont se poursuivre « sous forme virtuelle jusqu’à la fin du quadrimestre ». Il s’agit d’une mesure pour faciliter l’organisation générale et ne pas être tributaire de décisions aléatoires qui se prendraient d’ici la fin juin. Les universités, en accord, avec la ministre de l’Enseignement supérieur ont donc établi un cadre. Au-delà de ça, dans l’immédiat, la mesure permet aussi évidemment de s’inscrire dans la philosophie « protectrice » du confinement en cours. Exit donc le retour hypothétique.

Les examens? Rien de défini

Et les examens ? Là, c’est encore l’inconnu. Les recteurs en conviennent : « Il est encore prématuré de prendre des décisions en matière d’organisation des examens, mais toutes les Universités se fixent comme but de clôturer le deuxième quadrimestre, en ce compris les évaluations, sans déroger significativement au calendrier initialement prévu. Cela permettra de maintenir le calendrier de la seconde session et de démarrer l’année académique 2020-2021 en laissant les problèmes actuels derrière nous ».

La décision des universités, si elle se comprend, laisse les étudiants et les parents en proie à certaines interrogations. Celle de l’organisation des examens en juin n’est pas la moindre.

Et les autres écoles supérieures?

Concernant les hautes écoles, les écoles supérieures, la situation est nettement moins claire.

Ce matin dans Le Soir, quatre scénarios sont évoqués sur base d'infos données par l'ARES, L'Académie de recherche et d'enseignement supérieur. Parmi ces scénarios, de façon grossière, il y a ... 

► Celui qui est de mise dans les universités. L'enseignement est donné virtuellement, des examens sont passés, le planning est respecté.
► Celui du prolongement. On empiète sur les grandes vacances où se dérouleraient les examens.
► Celui du report. On déplace toute une série d'activités, de cours, sur la prochaine année scolaire.
► Celui de la neutralisation. Matière pas vue, pas de cotation prévue.

Reste à voir les pistes qui seront retenues. Et dans quelles mesures, elles ne seront pas mixées. C'est que l'enseignement supérieur recouvre des réalités très, très différentes d'un établissement à l'autre.

Thierry Dupièreux

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