Vie de parent

Comment l’aider à prendre
de bonnes habitudes

La cloche sonne pour les plus grands, prêts à entrer dans l’enseignement supérieur. Le saut dans l’inconnu. Matières, profs, lieux, horaires, tout est nouveau et cette nouveauté peut être déstabilisante. Si la plupart se débrouille et s’adapte à ce nouvel environnement, certains jeunes sont écrasés, inhibés, d’autres en état de pure ivresse devant tant de liberté. Quel cadre mettre pour tantôt les soutenir, tantôt les contenir ? Voilà tout un art auquel les parents vont devoir s’employer.

Comment l’aider à prendre de bonnes habitudes

Le saut de l’ange ! Car, autour de votre jeune, tout est nouveau et va l’affecter au cœur même de l’organisation de sa vie. « Vraiment ? », nous questionnent encore certains parents. Même si cette rentrée réjouit la plupart des futur·e·s étudiant·e·s, il y une série de choses très concrètes qui va bouleverser leur quotidien. En voici la liste…

Le temps

De nouveaux horaires, une autre manière de découper la semaine, ça n’a l’air de rien, mais il faut quand même se rappeler que le temps est un élément capital pour structurer une personne. Or, votre grand enfant, aujourd’hui, n’a plus son mercredi après-midi où il allait à la piscine, ni son samedi, jour d’anniversaire ou de sortie avec les copains, qui l’ont rythmé durant douze ans si pas plus, si vous rajoutez la maternelle.
Le voilà soudain face à un temps inorganisé qu’il doit hiérarchiser lui-même alors que plus rien n’est obligatoire. Quelle responsabilité ! Quelle force il faut posséder en soi pour décider d’étudier plutôt qu’aller vider des pintes avec les potes. Quelle discipline il faut s’infliger pour établir dès le départ son emploi du temps par semaine, mois, trimestre… Un moment crucial où le parent peut aider… sans avoir l’air d’y toucher !

Les lieux et… les liens

Il connaissait tous les coins et recoins de son athénée, votre jeune. Maintenant, il est perdu dans de grands couloirs, doit s‘appliquer à repérer les indications pour trouver salle de cours, labo, espace où manger… Passe encore, la plupart des jeunes ont vite fait de suivre leur fil d’Ariane.
Plus difficile, c’est la gestion des relations avec le reste de la famille, particulièrement quand l’étudiant·e est toujours à la maison. Ses horaires n’ont plus rien à voir avec les frères et sœurs toujours à l’école obligatoire. Et même si les cours ne terminent pas tard, il y a toujours un événement ou l’autre qui retient : un verre pour le copain, une soirée de folklore étudiant, un rendez-vous galant et même, pourquoi pas, une soirée de révision collective… « Préviens-nous », sermonnent ses parents. Plus facile à dire qu’à faire. La vie étudiante, c’est aussi vivre la minute présente et jusqu’au bout !
Des nouveaux liens, donc, qui apprennent à votre jeune la vie, tout simplement. Des nouveaux liens qui l’aident aussi à former ses réseaux, précieux pour maintenant et plus tard.

Des règles

Les règles sont nouvelles, souvent implicites. Que faut-il étudier ? Comment ? Par cœur ? Les exemples, la théorie ? Et les références, faut-il en tenir compte ?
Et pour compliquer la vie du jeune, ces nouvelles règles pas toujours très clairement posées sont accompagnées d’un langage souvent technique, qui fait qu’au début, l’étudiant·e est très souvent largué·e.
Nouvelles habitudes, nouvelles règles, jargon à décrypter, nouveaux lieux, nouvel espace de liberté (ou d’errance, c’est selon)… La transition secondaire/supérieur est difficile, d’autant plus que le jeune doit s’y habituer très vite. Les quantités de matières s’accumulent et la première échéance, celle des examens de janvier, montre déjà presque le bout de son nez !
Vite, ne vous laissez pas rattraper ! Le supérieur, ça roule vachement plus vite que le secondaire…

Myriam Katz