Vie de parent

Comment protéger les enfants
des tiques ?

Qui dit été, dit balade dans les hautes herbes, les fougères, les forêts, les jardins, les endroits ombragés... autant d'endroits qu'affectionnent les tiques. Toujours d’attaque pour mordre vos enfants au risque de leur transmettre la maladie de Lyme. On profite d'une campagne de l'AViQ pour vous livrer quelques conseils pour protéger vos mômes contre ces parasites sans éthique.

Comment protéger les enfants des tiques ?

Activités au grand air chez les scouts ou promenades familiales… la tique rode. Problème : 10 % d'entres elles sont porteuses d’un pathogène qui provoque la maladie de Lyme, dont les symptômes peuvent être tantôt désagréables, tantôt franchement handicapants. Dans ces cas-là, que faire ?

Tactiques anti-tiques

Avant de se lancer dans les bois ou autres, il convient de porter le plus possible des vêtements couvrants (manches longues, pantalons, chaussures hautes, bottes...) et d’appliquer du répulsif pour insectes type DEET (30-50 %) ou autre.
S'il fait très chaud et que vos bambins supportent difficilement cette tenue, couvrez au moins les zones du corps difficiles à inspecter pour réduire les risques:

► Cheveux : mettre un foulard type pirate ou une casquette bien fermée englobant la tignasse.
► De l'entrejambe au nombril : rendre cette zone difficile d'accès aux tiques avec des élastiques ou  plusieurs couches de vêtements.
► Inspectez  votre enfant dans les quatre heures qui suivent la promenade.
► Lavez immédiatement les vêtements au moins à 60°C dans la machine car les tiques survivent bien dans l'eau et au lavage à basse température.
► Si vous dénichez la tique, utilisez une pince spéciale vendue en pharmacie et n’employez surtout pas d’éther ou d’eau oxygénée. C’est la seule manière d’éviter que la bête régurgite sa salive dans la blessure et contamine ainsi sa victime.
► D'autres conseils sont disponibles sur le nouveau site de l'association Belgium Lyme.

Qu'est-ce que la maladie de Lyme ?

L'AViQ et l'ISP nous rappellent que la maladie de Lyme est une maladie bactérienne qui touche l'homme et de nombreux animaux. Les bactéries de type borrélia infectent de nombreuses espèces d’animaux et peuvent être transmises à l’homme par l’intermédiaire d’une morsure de tique.
Les symptômes sont les suivants :

Fatigue : chronique, troubles du sommeil, vertiges.
Douleurs ou raideurs : des articulations, du dos, du cou, engourdissement, picotement, sensations de brûlure, douleurs inexpliquées dans le ventre, dans le thorax, à la mâchoire et aux dents, à la plante des pieds, dans les parties génitales…
Mental : confusion, difficulté à se concentrer, perte de libido, manque d’attention, erreurs de mots, irritabilité, anxiété, désorientation…
Autres : suées nocturnes, fièvre, sensibilité à la lumière et aux sons, toux chronique, vision double avec flotteurs, maux de gorge fréquents, irrégularité des menstruations, problèmes d’érection…

Ils sont deux fois plus fréquents chez les personnes diagnostiquées que chez celles mordues mais non diagnostiquées. Il n’en reste pas moins qu’ils sont suffisamment « généraux » pour pouvoir être attribués à d’autres maux que la maladie de Lyme.
Emmenez votre enfant chez le pédiatre avant de vous faire un (mauvais !) film.

Comment éviter les tiques ?

On peut interdire aux scouts de traverser les étendues de fougères, aux plus jeunes de fourrager dans les feuilles mortes, on peut… mais ça ne suffit pas ! La tique est retorse. Elle prend souvent son temps avant de mordre, peut se déplacer pendant près d’une heure sous les vêtements avant de planter ses petits crocs dans la chair, histoire de trouver l’endroit chaud et humide qu’elle aime par-dessus tout.
Cheveux, cou, aisselles, aine, arrière du genou, dos, arrière des oreilles, nombril, entre les fesses, parties génitales… les lieux sont multiples et souvent difficilement accessibles. Difficile d’imaginer qu’après chaque sortie dans la nature, on passe au peigne fin chacun de ses gosses… et soi-même !
Après des roulés-boulés dans l’herbe et les fourrés, il est recommandé d’inspecter vos enfants dans les quatre heures. Si vous avez la chance de dénicher la tique, utilisez une pince spéciale vendue en pharmacie et n’employez surtout pas d’éther ou d’eau oxygénée. C’est la seule manière d’éviter que la bête régurgite sa salive dans la blessure et contamine ainsi sa victime.

Comment savoir si la morsure est infectée ?

Tout est complexe avec la tique. Sa morsure est discrète, indolore et peut passer totalement inaperçue. Mais lorsqu’elle est infectée par le pathogène responsable de la maladie de Lyme, elle présente dans 65 % des cas une tache qui s’étend et qui est généralement (mais pas toujours !) plus claire en son centre. Cette tache s’appelle un érythème migrant (Il est possible de faire un test sanguin, mais au moment où la tache apparaît, il est souvent négatif car les anticorps ne sont pas encore présents dans le sang).
Et les 35 % restant ? Ces personnes mordues ne présentent jamais de tache mais ressentent par contre des maux de dos, des pertes de mémoire, de la fatigue et autres symptômes difficiles à diagnostiquer.
Dès que la tache apparaît sur le corps de votre môme, n’hésitez pas à l’emmener chez le médecin qui, après diagnostic, prescrira un antibiotique à prendre durant un certain nombre de semaines.
Attention : l’univers des tiques réserve plein de surprises. En effet, la tache peut, même sans traitement, disparaître comme elle est venue, pendant que les bactéries continuent à se disséminer dans le corps et à causer, parfois dix ans après, d’autres maux.

Myriam Katz

La campagne AViQ

Et pour améliorer la prévention, l'AViQ joint ses forces au très bon site internet TiquesNet.be pour une campagne de sensibilisation.
L'idée ? Diffuser affiche et flyer (disponible sur simple demande ici) via les pharmaciens et médecins généralistes situés en Wallonie mais également via les mouvements de jeunesse.
Elle met à disposition du grand public les réflexes à avoir en tête en cas de forte chaleur et les conseils pour éviter les toxi-infections alimentaires collectives.
Ces publications s’organisent autour des quatre actions très simples : prévenir, inspecter, réagir et surveiller.

Une carte ?

Un petit pique-nique ? Oui. Mais le Ligueur vous a paniqué avec ses histoires de tiques. On a ce qu'il faut pour les plus inquiets d'entre vous. Cette carte mise à jour  vous permet de voir l’ajout en temps réel dès qu’une personne signale une nouvelle morsure. « Évidemment plus les participants seront nombreux, plus les données collectées refléteront fidèlement la réalité », incite l'Institut scientifique de Santé publique (ISP) à qui vous pouvez même envoyer les bestioles pour une analyse complète.

Une appli ?

Mordu par une tique et mordu de technologies ? C'est le moment de géolocaliser le parasite. Une application gratuite existe « TiquesNet » pour smartphones (Android et iOS). Elle permet de répertorier les zones à risque pour les morsures de tiques en Belgique.

 
 
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