Vie de parent

Coût de la garderie : petit matin
et après-16 heures trop chers

40 % jugent le coût de la garderie trop élevé. 31 % le trouvent plutôt excessif, 9 % le trouvent très excessif. 42 % le jugent plutôt acceptable et seuls 17 % n’ont aucune réticence à le payer.

Coût de la garderie : petit matin et après-16 heures trop chers

Le mécontentement concernant le prix de la garderie reste constant au travers des années. Il faut dire que les parents ne choisissent pas de gaieté de cœur d’y inscrire leur enfant que ce soit le matin ou l’après-midi. C’est la nécessité qui fait loi. 38 % des parents déposent presque tous les jours leur enfant à la garderie du matin. 36 % ont besoin presque tous les jours d’une garderie l’après-midi. Ce passage obligé pour aller gagner sa croûte et qu’il faut payer fait donc grogner plus d’un parent qui trouverait naturel qu’il soit gratuit.
L’année dernière, notre Baromètre nous apprenait que 61 % de parents payaient moins de 50 € par mois pour la garderie. Un prix qui peut paraître doux aux yeux de certains d’entre nous. Mais notre enquête sur l’extrascolaire réalisée en mai 2017 confirmait que 1 parent sur 5 avait dû rogner sur certaines dépenses de santé et d’alimentation pour payer la garderie scolaire de ses enfants.
C’est pour tous ces papas et mamans-là que certains lieux de garde mettent en place des mesures telles que des tranches horaires gratuites ou des réductions selon le nombre d’enfants.

► Julie De Wilde, sociologue à l’Observatoire de l’Enfance et de l’Aide à la jeunesse : « Des efforts, mais encore beaucoup à faire » 

Si je me réfère au questionnaire envoyé aux communes qui font partie du dispositif Accueil temps libre (146 communes ont répondu), 1 sur 5 estime que le coût de la garderie est un obstacle à la participation de certains enfants, particulièrement ceux dont le parent est seul ou ceux qui appartiennent à des familles nombreuses, incluant les familles recomposées. Bonne nouvelle : la plupart des communes soulignent les efforts en matière de réduction des coûts liés à ces contextes familiaux spécifiques même si les tarifs dégressifs ne sont pas appliqués dans tous les lieux d’accueil.
On observe que les difficultés se concentrent souvent durant les vacances d’été, étant donné que la période à couvrir est plus longue. Une fratrie et les prix sont vite multipliés… Certains parents ignorent encore qu’il existe des aides complémentaires liées aux mutuelles, à une intervention de la province, aux déductions fiscales, etc. L’information ne circule pas toujours bien.

Déjà en 2015, des parents nous disaient…

Florence, maman solo de Charlie, 5 ans, et Eva, 8 ans
« Je paie une garderie complète, matin et soir, pour deux enfants et cela me fait, mine de rien, déjà une belle dépense au bout du mois. Si, en plus, je dois retrouver mes mômes habillés des pieds à la tête, devant la porte de sortie alors qu’il n’est pas encore 18h, je dis non et non. » 

Baudouin, une fille de 4 ans
« Les gardiennes restent assises à boire des sodas. Elles regardent les enfants jouer et, parfois, elles les mettent devant des dessins animés ou des films crétins. Et je paie pour ça. Faut pas se moquer du monde, quand même ! »

Amida, deux enfants de 4 et 9 ans
« C’est bien que vous ayez le pourcentage des parents qui utilisent la garderie parce que je me posais la question. Je n’arrivais pas à distinguer les parents qui déposent leurs enfants tôt, ceux qui vont les chercher le soir, qui a l’usage de quoi. Dans la classe de ma fille, il y a un petit garçon qui arrive le premier et qui reste le dernier jusque tard à l’école. Ça me fait mal au cœur. Devinez ce que fait sa mère, comme métier ? Gardienne en maternelle… »

Myriam Katz

La Ligue des familles…

… ne cesse de rappeler la mission d’intérêt public de l’extrascolaire. En effet, l’accueil extrascolaire a de nombreux effets positifs pour l’enfant mais également pour le soutien à la parentalité. C’est pourquoi il faut absolument que le secteur bénéficie d’un meilleur financement pour renforcer l’offre de qualité et être accessible à tous les enfants.

Qui a répondu ?

1 315 adultes de 18 ans et +, vivant au moins à temps partiel avec au moins un enfant ou bel-enfant de 0 à 25 ans, résidant en Wallonie ou à Bruxelles, ont répondu au questionnaire entre le 8 et le 22 octobre 2018. L’institut de sondage Ipsos, qui a réalisé l’enquête, a appliqué des quotas sur le sexe, l’âge et la région des répondant·e·s. La marge d’erreur est de +/- 2,7 %. Vous pouvez trouver l’analyse complète avec tous les chiffres sur liguedesfamilles.be