Vie de parent

Décès d'un enfant :
un plaidoyer pour allonger
le congé en Belgique

« Le congé après le décès d’un enfant » fait polémique en France. Le refus de la majorité de voter un amendement qui portait ce congé de cinq à douze jours secoue le monde politique hexagonal. En Belgique, cette affaire a incité plusieurs associations à remettre le dossier sur la table. Elles plaident, aussi, pour un allongement de ce congé.

Décès d'un enfant : un plaidoyer pour allonger le congé en Belgique

Aujourd’hui,en Belgique, les décès au sein de la famille ouvrent la possibilité de prise de congé. Cela va de un à quatre jours en fonction de la proximité. Pour le décès d’un enfant, ce sont trois jours de congé (dans le privé) ou quatre (dans le public) qui sont prévus. Comme pour le décès d’un conjoint ou d’un « parent ou allié au premier degré ».

En examinant les règles en vigueur en Belgique on se rend compte que, dans les deux cas, ce congé est moins « généreux » qu’en France. Ce qui a incité plusieurs associations à publier un communiqué, ce matin, plaidant comme l’amendement déposé en France pour un allongement du congé.

Elles sont cinq à co-signer le plaidoyer : la Ligue des familles, le Gezinsbond, la CSC, la FGTB et la CGSLB. La demande touche le congé en cas de décès d’un enfant, mais aussi lorsque c’est le conjoint qui disparaît. Trois jours, c’est trop peu, affirment ces organisations. « Il s’agit de reconnaître la douleur des personnes qui perdent leur enfant ou leur conjoint et de légitimer leur absence du travail sans qu’elles doivent effectuer de démarches pour obtenir un arrêt maladie ».

En ce qui concerne la durée, les cinq associations ne s’avancent pas. « Le débat quant à la durée de congé à atteindre doit encore être mené. Nos organisations se mettent à la disposition des parlementaires pour travailler aux modalités concrètes de ce congé et faire aboutir rapidement le dossier ».

Sur le même sujet

Comment annoncer un décès à son enfant ?

La mort fait partie intégrante de la vie. Et pourtant, ce n’est pas toujours facile de parler de ce sujet aux enfants de 5 ans, qu'il s'agisse d'un ami ou d'un grand-parent. Comment être juste sans être trop triste ni trop évasif ? 

 

Comment accompagner le deuil périnatal ?

Ce jeudi 15 octobre est  la journée internationale du deuil périnatal. Véritable épreuve dans la vie d’un couple, d’une femme, cette réalité est encore délicate à aborder. Focus sur les points importants à connaître en tant que futurs parents, ou proches d’un couple frappé par cette épreuve.