Vie de parent

Des activités quand il pleut !

Il tombe des cordes ou vous rêvez - vos enfants avec vous -, d’une journée cocoon. Voici des idées à réaliser chez soi. À partager sans modération entre (grands-)parents et (petits-)enfants.

Des activités quand il pleut !

Jeux de société

Pâques et 1er avril obligent, une sélection de jeux de société autour d’un thème de circonstance : des œufs, des poules et des poissons. Vous n’avez pas le jeu proposé ? Pensez à l’emprunter à la ludothèque près de chez vous avant de vous précipiter pour l’acheter.

C’est Pâques…

► Pique plumes (Gigamic) : un jeu de mémoire dont le but est de rattraper la poule de l’adversaire pour lui piquer ses plumes. Dès 4 ans
► Panique au poulailler(Ravensburger) : un jeu basé sur le hasard avec un plateau de jeu en 3D. Dès 4 ans
► La danse des œufs(Haba) : un jeu d’adresse hilarant dont le but est de transporter des œufs en suivant une consigne, par exemple, en sautant, en les coinçant dans le cou, etc. Dès 5 ans
► Piou Piou (Djeco) : un petit jeu de cartes qui développe l’observation, la rapidité et la stratégie. Dès 5 ans
► Fantom’œufs (Gigamic) : un jeu d’adresse avec un magnifique matériel pour transporter des œufs… de fantôme. Dès 6 ans

… et le 1er avril

► Jeu de pêche magnétique (Djeco ou Goula) : grand classique que ce jeu d’adresse, pour jouer à la pêche, sans eau et dans le salon. Dès 3 ans
► Kayanak (Haba) : encore un jeu de pêche qui allie adresse, observation et stratégie. Dès 4 ans
► Splash Attack(Gigamic) : un jeu rigolo, de rapidité et d’observation dont le but est d’attraper le plus vite possible des poissons en fonction du symbole qui apparaît sur le dé. Dès 5 ans
► Sushi Dice(Sit Down) : un petit jeu de dés qui mêle observation et rapidité où vous devez composer des plateaux de sushis. Dès 7 ans
► Fish Fish (Gigamic) : un jeu de cartes où vous endossez tantôt le rôle du pêcheur, tantôt celui du poisson. Dès 8 ans.

D’autres jeux encore dans nos coups de cœur.

Chasse aux œufs

Pas de congés de Pâques sans la traditionnelle chasse aux œufs. Nombreuses sont les administrations communales et autres associations qui organisent pareil événement pour vos petits durant le (long) week-end des 4, 5 et 6 avril.
Vous n’avez pas envie de braver la foule, cette année ? Et si vous l’organisiez à la maison avec vos enfants et - pourquoi pas ? - ceux des copains ou des voisins ? Lisez ce qui suit.

7 astuces pour une chasse aux œufs pas neuneu

  1. Si les enfants ont des âges différents : pensez à acheter des œufs de couleurs différentes, une par tranche d’âge, et tenez-en compte au moment de les cacher. Pour les cachettes, rappelez-vous aussi que les (jeunes) enfants n’ont pas les yeux au même niveau que les vôtres.
  2. Mettez les grands enfants dans le coup pour les cacher : il n’en faudra pas plus pour qu’ils retombent en enfance et aident ensuite les plus jeunes à partir à la chasse.
  3. Vous avez peur de l’indigestion ? Prenez des largesses avec la tradition : vous pouvez aussi cacher d’autres friandises (des fruits de saison, par exemple) ou de petites figurines pour les enfants qui n’aiment pas ou ne peuvent pas manger du chocolat.
  4. Prévoyez un petit panier (ou autre récipient) pour chaque enfant.
  5. Énoncez les règles dès le départ, histoire d’éviter pleurs et disputes : tous les œufs récoltés seront mis en commun, puis redistribués à tous.
  6. Pour lancer la chasse et attirer vos marmots vers l’extérieur : plantez le décor en racontant une histoire. On vous fait confiance pour trouver la réponse à l’éventuelle question : « Comment les œufs sont arrivés là ? ».
  7. Vous n’avez pas de jardin ? Profitez d’une balade en envoyant les ados en éclaireurs pour disposer les œufs. Ou encore, faites-le à l’intérieur : pensez, dans ce cas, à délimiter les pièces.

Cuisine et chocolat

Faire soi-même des œufs et même des lapins en chocolat, c’est possible. Il existe un site incontournable avec la marche à suivre et des vidéos pour réaliser pareille friandise avec des moules. Dès 6 ans
D’autres recettes et bricolages à gogo sur le thème de Pâques et des poissons d’avril. Dès 3 ans
Du chocolat encore, avec ce dessert facile, rapide et bon marché qui fait le buzz actuellement sur le net : le mugcake, pour ceux qui ont tellement faim qu’ils ne peuvent pas attendre. Idéal aussi comme dépannage pour un goûter. La recette : dans un mug, placez le chocolat (40 g) et le beurre (30 g). Faire fondre le tout au micro-ondes. Ajoutez-y la farine (20 g), le sucre (20 g) et un œuf. Mélangez. Et hop, encore une minute au micro-ondes ! Dès 4 ans

Et si on dessinait ? 

Ça sent les vacances. Le livre 100(0) moments de dessin de Geneviève Casterman (Éditions Esperluète, 2014) tombe à pic. Même si, à travers l’infinité de propositions créatives qu’il renferme, il parle davantage d’une attitude que les enfants peuvent avoir que d’activités prêtes à réaliser pour occuper le temps des vacances… quand le temps est moche dehors. Comme si cela devenait une seconde nature pour eux !

Dessiner quoi, sur quoi ?

Voilà un livre d’idées pour ceux qui pensent en manquer. Il va directement inspirer les enfants. Il va aussi vous permettre, à vous, parents, de leur donner cette petite impulsion qu’il faut parfois pour oser, essayer, se lâcher. Et puis, pas besoin de « savoir » dessiner pour vous amuser ensemble !
Concrètement, le livre se divise en deux parties. La première comprend dix listes (rigolotes) de cent propositions chacune (d’où les 100(0) moments du titre…) : « Dessiner quoi ? » (exemples : un loup déguisé en coccinelle, ce qu’on ressent, son arbre généalogique), « Dessiner avec quoi ? » (avec l’objet qu’on veut dessiner ou la main du voisin : à tenter), « Dessiner où ? » (partout), « Dessiner quand ? » (n’importe quand), « Dessiner ensemble » (essayer en famille), « Dessiner comment ? » (pourquoi pas en marchant ou en déformant ?), « Dessiner sur quoi ? » (sur un bloc de post-it, sur quelqu’un, dans le sable…), « Dessiner pour… » (tous les buts se valent : consoler, être bien, idéaliser ses parents…), « Dessiner… et puis ? » (encadrer, reproduire, relier…) et « Ne pas dessiner » (autrement dit, rendre créatives les situations de vie les plus banales : s’habiller avec un rouleau de papier W.-C., deviner des formes dans le contour des nuages…). À chacun de combiner des propositions de deux, trois, quatre… listes. Le jeu n’a pas de limites. Les listes ne sont pas exhaustives.
À ces dix chapitres succède un gigantesque « marabout bout de ficelle… » d’images, sources d’inspiration elles aussi. Pour Geneviève Casterman, toutes ont un lien avec l’esprit d’enfance : « C’est l’esprit cabane, ce qui nous habite quand on est enfant. » Parmi les œuvres d’artistes, prennent place de « vrais dessins d’enfants », valorisés « parce qu’ils ne répondent pas à des prescriptions d’adultes ; c’est un peu contradictoire pour moi qui suis une pédagogue ». Comme ces boîtes à trésors, avec les objets fétiches (peints) de leurs jeunes créateurs. Ou ce dessin - d’office de garçon ? - résultat d’une bataille entre deux armées menée avec un marqueur dans la main droite et un autre (d’une autre couleur) dans la main gauche.

Le droit de dessiner faux

Le livre traque les lieux communs en matière de créativité, et ça libère drôlement. Non, le dessin n’est pas une activité d’intérieur quand la météo est maussade. On peut dessiner dans la rue, à la piscine ou dans une salle d’attente : pour cela, avoir un petit carnet en poche est bien utile. Les enfants entre 3 et 8-9 ans adorent. « Vous êtes dans un endroit insolite et voulez en garder un souvenir. Vous sortez votre carnet et faites vite un croquis. Le dessin ne doit pas être beau, c’est une trace. »
Autre lieu commun revu : le dessin ne doit pas être ressemblant. « Les enfants ont tous, à un moment donné, le besoin de dessiner juste, mais on le leur impose trop tôt. Dessiner, ce n’est pas que ça : c’est d’abord laisser la trace d’une émotion, d’un instant… »
Exemple ? Crayonner dans une auto qui avance sur une route chaotique, et le résultat tout tremblotant rappelle le trajet. De même, « ce n’est pas obligé qu’un portrait soit ressemblant, sinon on ferait une photo ! Ce qui compte, c’est que quelque chose dans le dessin parle de la personne. Cela peut être un détail. Alors, le portrait sera juste et touchant. »
Vive les idées subversives relayées par l’auteure ! Comme dessiner des choses insignifiantes. Dessiner faux ou flou. Ou dans les marges de ses cahiers.

Dessiner avec quoi ?

Au rayon des outils, à côté du matériel beaux-arts, il y a, insiste Geneviève Casterman, le matériel… bazar, à portée de main, à employer sans modération : une fourchette, un peigne, des épices, des cotons-tiges, des doigts… On peut partir de tout et de rien. D’objets collectés dans une boîte « au cas où » (cailloux, branches…) comme du contenu d’un tiroir de cuisine.
Bref, invitez vos enfants créateurs à avoir l’œil en alerte. À vivre leurs envies. À oser. À laisser faire le hasard aussi. Et à ne pas avoir peur du résultat obtenu.

Anouck Thibaut et Martine Gayda

En savoir +

Geneviève Casterman, auteure et illustratrice de livres de jeunesse (certains des plus fidèles lecteurs du Ligueur se souviennent de sa rubrique (ré)créative), anime des ateliers pour enfants, principalement à l’École des arts d’Ixelles.

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