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Des bébés bien dans leur corps avec l’ostéopathie

Votre première merveille du monde (Quoi ? Il en existe d’autres ?) pleure à longueur de journée, vous ruine les seins à force de les prendre pour des tétines, condamne à jamais vos T-shirts maculés de ses régurgitations. Un bonheur de tous les instants qui semble ne pas avoir été fourni avec le mode d’emploi du sommeil. Vous avez tout essayé. Vraiment ? Rencontre avec des parents qui ont eu leur sommeil sauvé… par un ostéopathe.

Des bébés bien dans leur corps avec l’ostéopathie

Un conseil de plus, nous direz-vous ? Peut-être, mais la visite chez l’ostéopathe pourrait épargner à votre bébé quelques semaines, voire quelques mois d’inconfort. Et à vous aussi, par la même occasion !
C’est en tout cas ce qu’a compris Claire, un peu à ses dépens : « Achille est né au bout de seize heures de travail. C’était un bébé qui pleurait beaucoup, à tel point que je le portais en écharpe à longueur de journée. Lorsque je ne le portais pas, il était suspendu à mon sein puisqu’il s’endormait au bout de cinq minutes de succion. Et là, toujours la même rengaine: je le posais dans son lit, il hurlait. Je le remettais au sein, il s’endormait. Il grossissait peu, on me disait qu’il avait faim (avec toujours la même injonction : ‘Il faut donner à la demande !’), qu’il était hypotonique, qu’il tournait la tête toujours du même côté, qu’il ne communiquait pas. J’étais désemparée, épuisée. Vers ses 8 mois, on m’a parlé d’ostéopathie. J’y suis allée, sans trop y croire.... Et pourtant, il a suffi de deux séances pour que mon bébé se sente mieux. Il était apaisé et du coup, moi aussi. À la naissance de mon deuxième, j’y suis allée dès mon retour de la maternité ! »

L’ostéopathe ne remplace pas le pédiatre !

On le sait aujourd’hui, l’ostéopathie peut aider votre bébé. Ce n’est pas pour rien que cette pratique est en passe d’être reconnue (voir l’encadré Actu), ce qui lui permettrait d’être partiellement prise en charge par la Sécurité sociale. Attention, cette discipline ne prétend pas tout soigner !
« En aucun cas l’ostéopathe ne peut se substituer au pédiatre. Ce serait bien présomptueux d’affirmer le contraire », reconnaît humblement Olivier Dauvin, ostéopathe dans le Brabant wallon et le Hainaut. Selon lui, « il y a une complémentarité entre les deux médecines, un partenariat qui œuvre de pair pour le bien-être du patient ».
L’ostéopathe n’hésite pas, quand c’est nécessaire, à renvoyer vers une autre discipline. À l’inverse, rares sont les pédiatres qui vous orientent vers les médecines dites non-conventionnelles, bien que ce soit tout doucement en train de changer.
Olivier Dauvin ne s’en offusque pas. Il tempère même : « C’est sans doute lié à une méconnaissance et à des peurs, parce qu’on s’imagine beaucoup l’ostéopathie comme des craquements, des manipulations avec beaucoup de force, alors que pour les bébés c’est très très doux. Comment pourrait-on justifier que ce n’est pas du charlatanisme alors qu’on pose simplement les mains sur un crâne et qu’il y a une amélioration ? Dans notre cursus, on apprend à palper et à sentir de manière de plus en plus fine. L’évolution de l’ostéopathie, associée à notre évolution personnelle, nous permet de sentir avec les mains quand ça bouge et quand ça ne bouge pas. Le fait qu’on ne puisse pas encore le mesurer ne veut pas dire que ça n’existe pas. C’est finalement l’essence même de la médecine : il y a un tas de choses que nous ne pouvions objectiver il y a cent ans. Pourtant, heureusement qu’elles existaient. »

Voir le bébé le plus tôt possible

Et si l’efficacité de l’ostéopathie ne peut être scientifiquement prouvée, argument que scandent les détracteurs de cette médecine manuelle, force est de constater que de plus en plus de parents en découvrent les bienfaits pour leur bébé. Et ce, parfois même très tôt.
« Les parents sentent quand un bébé n’est pas serein. ll prend peu de poids, il tete mal ou trop souvent, il souffre de coliques, ne dort pas ou, à l’inverse, dort trop dans les semaines qui suivent la naissance… Autant de signes qui montrent qu’il doit se remettre des souffrances de l’accouchement. »
Pourquoi ne pas, dès lors, envisager que l’ostéopathie fasse partie des consultations post-natales à la maternité ? Une approche que nuance le praticien wallon : « Certaines maternités le font, en France mais aussi en Belgique. Je voudrais que ce soit en accord avec le corps médical et qu’il y ait une demande des parents, avec une information au préalable. Je vois plutôt ça comm

Caroline Van Nespen

EN PRATIQUE

L’osteopathie soigne…

… les troubles de nature fonctionnelle et les douleurs et symptômes qui y sont liés :

  • Difficultés pour téter ou avaler ;
  • Apnées, respiration bruyante, rhino-pharyngites chroniques, otites à répétition ;
  • Torticolis, asymétrie du visage, déformation crânienne ;
  • Pleurs fréquents, agitation, problèmes de sommeil, nervosité ;
  • Inertie, apathie, retard de développement ;
  • Troubles digestifs : régurgitations, ballonnements, gaz, coliques, hoquet fréquent, renvois difficiles, constipation ;
  • Mauvais maintien ;
  • Canal lacrymal obstrué ;
  • Paralysie partielle du bras, de la main ;
  • Après un choc, une chute.
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