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Des projets d’écoles tout en solidarité

Il y a quelques mois, on vous avait présenté Générations Solidaires, un appel à projets qui mise sur l’entraide, le durable, l’intergénérationnel… Particularité, pour sa quatrième édition, un volet « écoles » a été développé. Avec au bout du compte, cinq projets mis en valeur, dont un, notamment, à Schaerbeek.

Des projets d’écoles tout en solidarité

L’appel à projets Générations Solidaires, lancé dans le giron du journal L’Avenir avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin, a donc décidé de s’ouvrir aux initiatives qui naissent au sein des écoles. Objectifs, sélectionner cinq projets qui reçoivent un soutien financier de 500 €.

Deux projets wallons et trois bruxellois se sont ainsi distingués pour cette première.

► à Auvelais | des élèves du Collège Saint-André ont écrit et joué pour d’autres jeunes Brutes de décoffrage, un spectacle de sensibilisation aux différentes formes de harcèlement.
► à Namur | des élèves de l’Institut Félicien-Rops ont lancé un projet qui favorise le réemploi et permet à des familles précarisées de recevoir des vêtements en seconde main.
► à Molenbeek | des élèves de l’école secondaire Plurielle Karreveld soutiennent diverses associations qui aident les sans-abri, les MENA et les réfugiés.
► à Uccle | des élèves de l’Institut Royal Sourds et Aveugles réalisent des produits de soin ‘zéro déchets’ pour apporter un peu de bien-être à des personnes âgées.
► à Schaerbeek | des élèves de l’Institut Cardinal-Mercier ont imaginé et créé un point Croix-Rouge au sein de l’école afin de s’investir dans des projets solidaires.

À Schaerbeek, une solidarité pour les migrants et les SDF

Dans toutes ces écoles, les élèves se sont donc mis en mouvement. Exemple à Schaerbeek où Marie-Ange Veyckemans, enseignante à l’Institut Cardinal-Mercier, revient sur cette expérience. « C’est un projet qui a commencé au mois d’octobre. On voulait crée un point Croix-Rouge. Les délégués de l’organisation sont venus pour présenter les différentes activités aux élèves. On leur a proposé de s’investir en leur donnant carte blanche pour choisir les thématiques. Plusieurs groupes se sont constitués avec des projets très différents ».

Au fil du temps, des projets n’ont pas tenu. Plus par manque de relais, d’expérience ou de préparation que par manque d’enthousiasme. « Il faut dire qu’on était une petite équipe d’encadrants. Trop petite. On n’avait pas prévu que l’engouement soit tel au sein des élèves. On reverra ça l’année prochaine. Mais les projets spécifiques pour venir en aide aux SDF et aux migrants ont vraiment bien marché. C’est là où on avait plus de relais et de réseaux ».

« La bonne surprise ? Voir des élèves à ce point engagés, qui ne lâchent pas et qui démontrent ainsi plein de qualités »

Ce qui épate le plus Marie-Ange, c’est l’investissement des élèves. Car, c’est important à souligner, tout se déroulait en extra-scolaire. Les réunions se faisaient le mercredi après-midi ou sur le temps de midi. Une partie du projet se déroulait le dimanche. « Ça, ça été la bonne surprise, voir des élèves à ce point engagé·e·s, qui ne lâchent pas et qui démontrent ainsi plein de qualités. Franchement être à un rendez-vous à 6h le dimanche matin, alors que c’est plutôt propice à la grasse matinée. Bravo ! ».

Même pendant le confinement, l’enthousiasme n’est pas retombé. « On a dû un peu freiner pendant le début du confinement. On ne pouvait pas emmener les élèves à des activités tant que ce n’était pas autorisé. Mais dès que ça a été permis, les plus âgés nous ont demandé comment apporter de l’aide. Ils ont donc préparé des sachets repas, pour les SDF et les migrants, qui sont distribués le soir. Ponctuellement, ils ont aussi participé à la distribution ».

Lorsqu’on lui demande comment on motive des élèves dans de tels projets, Marie-Ange se pose en retrait. Selon elle, le succès des projets dépend des jeunes eux-mêmes qui sont venus avec leur énergie, leur créativité, leur dynamisme et, au final, leur efficacité. Pour elle, ce sont ces jeunes qui finalement ont été le moteur. Les enseignant·e·s n’ont été que des facilitateurs. « On leur a fait confiance, on a reconnu leur capacité d’initiative ».

L’année prochaine ? Cela repart ! « On reprendra tout depuis le début pour intégrer de nouveaux élèves et de nouveaux participants. Et aussi pour lancer de nouveaux projets ».

T. D.

J'ai un projet solidaire dans mon école : comment participer ?

Une nouvelle édition de Générations Solidaires est d'ores et déjà prévue l'année prochaine. Et elle comportera pour la deuxième fois un appel aux projets d'école. Tous les renseignements sur l'opération se trouvent ici. L'appel à projet sera lancé dans le courant du mois du janvier. Un délai pour mettre au point ou coucher sur papier une initiative inspirante et locale portée par des (jeunes) citoyen·ne·s qui s’engagent en faveur de plus de solidarité.

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