Vie de parent

Deuxième secondaire :
cap sur le CE1D

Les vacances de Pâques derrière eux, nos ados sont de retour sur les bancs de l’école, avec les vacances d’été en ligne de mire. Mais avant cela, (hé, oui !), il y a les examens… Et l’épreuve du CE1D pour les élèves de 2e secondaire. Qu’implique-t-elle ? Comment s’y préparer et rassurer nos enfants ? On vous explique tout.

Deuxième secondaire : cap sur le CE1D

Petit récap, pour ceux qui l’ignorent : l’enseignement secondaire en Belgique est organisé en trois degrés : 1re- 2e / 3e- 4e / 5e-6e. Le CE1D est le « Certificat d’Études du 1er Degré », une épreuve externe commune à tous les élèves de la Communauté française. Elle est consacrée à quatre matières : les mathématiques, le français, les langues modernes et les sciences. Son but est de s’assurer que l’élève ait bien acquis les compétences et les savoirs nécessaires pour passer en 3e secondaire.

Concrètement, en 2e secondaire, toutes les épreuves durant l’année sont donc sans enjeu : seule l’épreuve du CE1D compte. Si l’élève réussit son épreuve externe en juin, il passe en 3e. Petite nuance toutefois : en cas d’échec dans une matière, un conseil de classe se réunit pour discuter du cas de l’élève sur base de l’ensemble de son année et peut, en cas de bons résultats dans l’ensemble, décider de le faire passer malgré tout.  De quoi relativiser pour les plus anxieux, car c’est bien de ça dont il s’agit…

Pas de panique, mon chéri

Quels tuyaux justement pour les élèves qui stressent à l’arrivée de cette épreuve ? « Le conseil que je leur donnerais, c’est de ne pas se focaliser sur ces épreuves externes, explique Thomas Vankeerberghen, professeur de sciences en 2e au collège Cardinal-Mercier. Le CE1D est l’aboutissement d’une année de travail : s’ils ont suivi la matière tout au long de l’année, ils le réussiront. Et ils doivent aussi garder à l’esprit que s’ils ont un gros couac dans une matière ce jour-là mais que le travail a été bon tout au long de l’année, ils ne doivent pas s’inquiéter : ils passeront malgré tout ».

Le CE1D ne demande pas de restitutions théoriques telles quelles mais plutôt des exercices ou des mises en situation, faisant appel à des compétences qu’ils ont - en principe - acquis en 1re et en 2e. Côté préparation, à chaque professeur sa méthode de travail. « De mon côté, je n’ai pas changé mon processus de travail, explique Thomas Vankeerberghen. Je donne régulièrement des petites interros et deux gros contrôles (un à Noël et un juste avant Pâques). Généralement, les élèves jouent le jeu même s’ils savent que ces tests ne comptent pas. Ils travaillent quand même parce qu’ils savent très bien que s’ils ne s’entraînent pas pendant l’année, ils ne réussiront pas l’épreuve externe ».

L’objectif principal de Thomas Vankeerberghen n’est pas de préparer ses élèves à l’épreuve externe, mais bien à la 3e.  « Ma mission est de préparer mes élèves à la suite de leur parcours. Comme en fin de 2e, ils doivent faire des choix d’options assez importants pour la suite de leur cursus, j’essaye de les aider à comprendre quelles sont leurs forces et leurs faiblesses et à leur enseigner une bonne méthode de travail ».

Un système plus égalitaire… vraiment ?

Au départ, le CE1D part d’une volonté d’équité : le même jour, à la même heure, tous les élèves de 2e de la Communauté française passent exactement le même examen. « Tous les élèves sont censés y être préparés de la même manière, explique Thomas Vankeerberghen. Pourtant c’est là qu’on se rend compte que le niveau est très inégalitaire en Communauté française : d’une école à l’autre, d’une région à l’autre, les résultats ne sont pas du tout les mêmes ».

L’une des dérives vient du fait que toutes les épreuves des années précédentes sont disponibles en ligne. « D’un côté, cela peut aider le jeune à se préparer. Mais l’envers du décor, c’est que certains étudiants qui sont en échec toute l’année peuvent malgré tout réussir si leurs parents ont les moyens : ils suivent des cours particuliers avec des professeurs qui se spécialisent dans la préparation à ce type d’épreuves… ». Une forme de favoritisme qui, certes, ne prépare pas l’étudiant à la 3e, mais lui permet malgré tout de réussir l’épreuve.  

En attendant, on se retrousse les manches et on garde le cap jusqu’aux grandes vacances. Et en cas de stress ou de coups de mou (pour vous ou votre ado), jetez un œil à nos conseils à l’approche des exams

Maria-Laetitia Mattern

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