Vie de parent

Du sexe avec qui vous voulez,
mais toujours protégés

Soleil, chaleur, désir, rencontres… et capotes. Le sida, la syphilis et les autres IST n’ont pas disparu. À l’approche de l’été, c’est bon d’y penser, pour nos ados mais aussi pour nous, parents, groupe à risques. La Plate-forme Prévention Sida rappelle les réflexes basiques : se protéger et se faire dépister.

Du sexe avec qui vous voulez, mais toujours protégés - Thinkstock

« Pour les 18 ans de mon fils, je lui ai offert une boîte de préservatifs. Il m’a traité de ringard et m’a dit qu’il en savait déjà beaucoup plus que moi », nous raconte en riant Éric, papa de 45 ans, séparé. La capote, un réflexe pour les jeunes ? Sans doute.
Côté parents par contre, on a tendance à l’oublier. La Plate-forme Prévention Sida rappelle que les personnes les plus touchées par le VIH sont plutôt des adultes, et principalement des trentenaires : « Les adultes se sentent moins concernés et sont paradoxalement plus exposés aux risques de contamination par les infections sexuellement transmissibles (IST) et le sida. Pourquoi ? Parce qu’ils se protègent moins et ne se font pas toujours dépister. »
Les situations de vulnérabilité sont pourtant nombreuses au cours d’une « carrière sexuelle ». Les rencontres successives, relations extraconjugales, coups d’un soir ou visites dans un club échangiste sont des situations qui nécessitent d’être attentif.

Peu concernés, les « vieux » ?

Loin de tout jugement des différentes pratiques sexuelles, la Plate-forme Prévention Sida s’adresse cet été aux célibataires, divorcés, séparés, à ceux qui entament une nouvelle relation et qui abandonnent très vite le préservatif… Bref, à toutes ces personnes de 25 à 45 ans qui ne se sentent pas ou peu concernées par le sida et les IST.  Le message de la campagne est clair « Sida  et IST, utilisez un préservatif et faites-vous dépister ».

En Belgique, plus de 25 000 personnes répertoriées sont infectées par une infection sexuellement transmissible. Pour la plupart, la guérison est au rendez-vous si elles sont dépistées et reconnues à temps.
On sait ce qu'il nous reste à faire pour ne pas juste donner de bons conseils à nos ados...

Estelle Watterman - 13/06/13

Le dépistage : comment, pourquoi ?

Après une relation à risques, un doute vous titille...  n’attendez pas avant de faire un dépistage. Plus tôt une infection sexuelle est dépistée, plus elle a des chances d’être bien prise en charge et soignée.
Un test VIH doit se faire dans les trois mois qui suivent la dernière relation sexuelle à risque. Et si vous avez eu une relation sexuelle à risque avec une personne séropositive, filez aux urgences.
Vous trouverez les adresses des différents centres de dépistage en Belgique sur le site d’Aide Info Sida.
Votre médecin généraliste peut également vous faire passer ces tests.

Sur le même sujet

Mon ado s’envoie en l’air : normal ?

Le scandale sexuel qui a ébranlé le Collège Saint-Michel à Etterbeek et enflammé les médias a avant tout porté atteinte aux jeunes, exclus et stigmatisés. Comment prévenir et aborder la sexualité avec nos ados, qu’on soit directeur, prof ou parent ? On fait le tour de la question.

 

Papillomavirus et cancer : se protéger dès l'adolescence

Le papillomavirus est le principal responsable des cancers du col de l'utérus. Mais on le soupçonne de plus en plus d'être une des causes des cancers de la bouche et de la gorge. Un vaccin permet de s'en protéger. Il est préconisé dans la prévention du cancer du col de l'utérus. Mais on manque encore de données pour le conseiller en vue d'une protection plus générale.

 

Papillomavi… quoi ?

Fellation, cunnilingus, levrette, gang-bang… sont des mots qui font partie du vocabulaire des ados, au risque de choquer leurs parents. Papillomavirus, IST… semblent des concepts plus flous, par contre. Pourtant, ces infections sexuellement transmissibles (IST) existent toujours dans notre pays. Et le dépistage reste essentiel.