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Échec en janvier,
comment rebondir ?

Lors de la session de janvier, seuls 10 % des étudiants de 1re bac ont réussi tous leurs examens. Un chiffre alarmant, à relativiser cependant. Avant d’attaquer, serein, la suite de l’année.

Échec en janvier, comment rebondir ?

Parmi les 17 000 étudiants de 1re bac cette année, neuf sur dix comptent au moins un échec pour leur session de janvier. On ne va pas mentir, c’est énorme. Énorme, mais pas (trop) paniquant.
D’abord, on n’a pas tous les chiffres précis. Ces résultats sont donc à nuancer, ils varient selon les facs. Ensuite, ce chiffre compte aussi les étudiants qui ne se sont pas présentés aux examens. Donc ceux qui se sont présentés aux examens ont un peu mieux réussi que cela.
Et puis surtout, tout n’est pas joué. En juin (et même en septembre), les examens peuvent être repassés. Et la technique d’étude affinée entre-temps.
Pour les parents, c’est le moment de rebooster leur jeune. De l’encourager, relativiser, applaudir ses efforts, louer ses mérites (oui, oui, tout ça) … pour que, gonflé à bloc, il attaque la suite de l’année en vainqueur. Mais pas tout seul.

Pas tout seul

« Les parents peuvent encourager leur enfant en échec à suivre les cours de remises à niveau, de remédiation, de tutorat… organisés par les différentes facultés », déclare Pascale Dubois, conseillère psychopédagogique à l’uMons. Un professeur de psycho met des exercices en ligne pour que les étudiants puissent revoir leur matière et se faire corriger par les assistants, par exemple. Il y a de la remédiation en fac de médecine, en maths… Plusieurs outils sont proposés aux étudiants, à eux de les saisir. »

Un mauvais choix ?

Ça, c’est pour l’échec ciblé dans une seule matière. Mais si l’échec est plus global, c’est parfois tout le projet d’étude qu’il faut repenser. « Après la session de janvier, nous invitons chaque étudiant à un bilan de travail. L’occasion pour l’étudiant de prendre conscience de ses difficultés. Doit-il revoir sa méthodologie de travail ou son choix d’études ? Est-il assez motivé pour les études qu’il entame ? A-t-il bien géré son temps de travail ? L’étudiant doit se poser les bonnes questions. Si une réorientation est à envisager, je conseille toujours à l’étudiant de s’accrocher et de garder le rythme. Se lever le matin, aller aux cours… tout en ciblant les cours utiles pour l’année suivante. Et qu’il prenne le temps de mûrir son choix. Il peut rencontrer les professionnels du domaine dans lequel il a envie de travailler, s’informer sur les écoles, les programmes, lieux de stages et débouchés… pour ne pas choisir au hasard. »
Et pour ceux qui sont sûrs de leur choix, il n’est pas trop tard pour rebondir. À condition de s’organiser. « À l’école, les élèves étaient guidés par un journal de classe. En arrivant à l’université, ils doivent s’organiser eux-mêmes, travailler au quotidien pour ne pas découvrir la quantité de travail au blocus. Les vacances de Pâques, c’est le moment idéal pour se remettre à flot. Plus tard on s’y prend, plus ce sera compliqué, précise la conseillère psychopédagogique. Certains se rattraperont en juin ou en septembre, d’autres devront peut-être recommencer leur année. Mais un étudiant peut démarrer lentement et terminer brillamment son parcours universitaire. »

Estelle Watterman

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