Vie de parent

Enfants : le besoin des autres

« Être humain, c’est vivre avec les autres ». Cette petite phrase lâchée par un psychiatre résonne étrangement en ce (lent) déconfinement. À l'heure où les enfants retournent (parfois) à l'école, on fait le point sur leur besoin de lien social. Dépassant la simple question de la pertinence ou non d'un retour en classe. 

Enfants : le besoin des autres

Faut-il revenir à l’école pour quelques jours avant les grandes vacances ? On le sait, cette question divise. Autant vous l’annoncer d’emblée, vous ne trouverez pas de réponse toute faite. Ce que nous vous proposons, en revanche, c’est un cadre de réflexion propice à la prise de décision à travers « les trois tamis de Socrate ». Décliné en trois questions par Bruno Humbeeck, psychopédagogue, il vous invite à trouver votre réponse. Celle qui est bonne, juste et utile pour vous et votre enfant.  

Mais ne brûlons pas les étapes. Avant de se poser les bonnes questions, tentons de mieux comprendre ce qui est en jeu dans ce débat, à savoir : les besoins sociaux de l’enfant. Quels sont-ils ? Tous les enfants ont-ils les mêmes besoins ? Et quelles sont les grandes étapes par lesquelles passe leur développement ? Nous faisons le point avec Cindy Mottrie, professeure de psychologie de l’enfant à l’ULB. 

Par ailleurs, le contexte actuel de confinement fragilise particulièrement une population, celle des adolescents. Puisqu’on les estime aptes à comprendre les enjeux de la crise, on les croit capables d’accepter l’isolement. Eh bien, non. L’ado a un besoin fondamental de contacts sociaux en dehors de la famille. Il fait partie des personnes qui ont le plus de difficultés à rester confinées. Pourquoi et comment les aider ? Emmanuel de Becker, chef de psychiatrie infanto-juvénile aux cliniques Saint-Luc, et Jacinthe Mazzocchetti, anthropologue et professeure à l’UCLouvain, nous aident à y voir plus clair. 

Dans ce dossier, nous pensons aussi à l’après. Comment déconfiner, faire groupe, être en relation à l’ère de la distance physique et sous les masques ? Devons-nous craindre ces nouvelles formes de socialisation ? Cela vous surprendra peut-être, mais toutes les mesures ne sont pas mauvaises. Elles demandent de la créativité, mais elles peuvent être vécues avec sérénité. Nous, nos enfants et nos adolescents, pouvons vivre ensemble autrement.  

Alix Dehin et Clémentine Rasquin