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Enseignement supérieur :
la réforme est actée

Le décret Marcourt visant à réformer l’enseignement supérieur a été adopté par le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. De gros changements structurels sont prévus, avec une mise en place effective pour certains dès la rentrée universitaire 2014.

Enseignement supérieur : la réforme est actée

Un peu plus de 200 000 étudiants vont être concernés par la réforme de l’enseignement supérieur validée en ce début novembre par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et qui sera effective à la rentrée 2014. Ce gros chantier permettra de revoir les modes de financement ou encore la qualité des services et des infrastructures, mais surtout il offrira aux étudiants de meilleures conditions pour réussir leur parcours dans le supérieur.
Pour cela, une nouvelle structure qui sera créée au 1er janvier, l’Ares (Académie de recherche et d’enseignement supérieur), cinq pôles académiques et plusieurs interpôles vont être mis en place. L’objectif principal est ici de mettre à un même niveau les universités, les hautes écoles, les écoles supérieures des Arts et les écoles d'enseignement supérieur de promotion sociale et de faciliter ainsi la mise en réseaux.

La lutte contre l’échec comme enjeu majeur

« Le fil rouge de toutes nos réflexions et de notre entreprise de réforme aura été l’étudiant et son épanouissement dans un enseignement dont on a confirmé l’excellence. Il s’agit de garantir l’accès aux formations, mais aussi de permettre à nos diplômés les plus brillants de participer aux réseaux d’excellence internationaux », a souligné Jean-Claude Marcourt, le ministre de l’Enseignement supérieur.
Pour les étudiants, la traduction de cette réforme sera visible au niveau :

  • De l’évaluation avec, après une 1re année réussie, des crédits à valider individuellement et un seuil de réussite ramené à 10/20 et non plus 12/20.
  • De la lutte contre l’échec, avec l’aide à la réussite en 1re année, à l’information et à l’orientation des étudiants.  
  • Des passerelles entre universités et hautes écoles, avec notamment la suppression de l’année préparatoire et un encouragement à la codiplomation.
  • De la mobilité, avec la promotion de l’enseignement et de la recherche au niveau international.

Attention, si ce décret sera en vigueur à compter du 1er septembre 2014, la majeure partie de son application sera effective à la rentrée 2015. En effet, cette réforme concerne essentiellement les étudiants à partir de leur deuxième année d’études supérieures.

Romain Brindeau

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