Vie de parent

Et si vous rêviez d’un bonheur total ?

Il est convenable de dire que l’argent ne fait pas le bonheur… et pourtant ! À lire vos réponses à travers notre enquête, on se dit que les maximes sont parfois loin de la réalité. Oui, un peu plus d’argent vous aiderait à boucler les fins de mois avec moins de stress. Un stress, votre deuxième plaie, que vous pourriez enfin chasser si vous aviez plus de temps (tiens, le temps n’est-il pas de l’argent ?) pour vous d’abord, pour les autres ensuite. Dont vos enfants, bien sûr, qui eux se portent bien, très bien même. Grand merci !

Et si vous rêviez d’un bonheur total ? - Shutterstock

Heureusement, il y a vos enfants…

C’est une échelle de 1 à 10 sur laquelle on vous demande de situer le niveau d’épanouissement de vos enfants. Le vôtre ensuite. De votre conjoint enfin.

Le bonheur de vos enfants

Une bonne nouvelle : 65 % d’entre vous situent le niveau d’épanouissement de leurs enfants entre 8 et 10. Ouf, le bonheur pour nos petits a donc la cote ! Et les mamans sont les premières à y croire (67 % contre 62 % de papas).
Si on approfondit encore les réponses, on se rend compte - et c’est assez normal - que les enfants apparaissent plus joyeux dans les familles où le couple est resté uni et dans les familles recomposées. Un divorce reste toujours un séisme pour les enfants.
Autre chiffre intéressant : celui classé selon les âges. Si les parents de 50 ans et plus ont l’air d’être moins sûr du bonheur de leur enfant - 58 % contre 84 % des parents de moins de 30 ans - c’est sans doute parce que l’adolescence est rarement une période dite d’épanouissement pour le jeune pris dans ses contradictions.

Votre propre bonheur

 Par contre, mais l’hiver est long et vous manquez de lumière, votre évaluation en prend un coup quand il s’agit de vous. Vous n’êtes plus que 40 % à placer votre niveau de bonheur entre 8 et 10. S’il y a peu de différence entre l’évaluation de l’homme (plus optimiste !) et de la femme - respectivement 43 % contre 38 % -, il y en a une réelle entre le parent qui se retrouve seul et celui qui vit en couple ou en famille recomposée - 24 % seulement contre 45 %. La vie à deux, ça fait du bien !

Le bonheur de votre conjoint

Heureux ? Heureuse ? Si on tient compte des 23 % de parents qui ne sont pas concernés parce qu’ils ne vivent pas en couple, vous êtes presque 1 sur 2 à trouver l’autre épanoui. Particulièrement les messieurs qui semblent rassurés sur le bonheur de ces dames - 39 % contre 34 % de femmes.

Et pour retrouver le bonheur ?

Pas de surprise ! Si l’argent ne fait pas le bonheur, vous avez sans doute appris à vos dépens qu’il y en a quand même une grosse partie qui passe par les sous. Et ce ne sont pas les journalistes de la rédaction qui vous contrediront ! Mais souhaiter avoir plus d’argent est une chose, l’avoir en main, en monnaie sonnante et trébuchante, en est une autre. D’autant plus que vous nous rappelez que vos difficultés financières vous empêchent de suivre une formation qui pourrait vous amener peut-être à en gagner plus : vous êtes 45 % à nous le dire.
Autre point qui vous empêche d’être plus épanouis : le stress. À travers vos déclarations sur votre manque de temps (lire en page 14), on pouvait déjà deviner qu’il vous taraudait. Vous êtes 35 % à déplorer ne pas avoir de temps pour vos propres loisirs et 40 %... à vouloir réduire votre stress. Les femmes semblent en souffrir davantage puisqu’elles sont 46 % contre 33 % d’hommes à lier leur épanouissement personnel à sa réduction.
Et lorsqu’on explore davantage les chiffres concernant les parents solos, on voit que la question du stress est évidemment encore plus aiguë : ils (mais on pourrait dire elles, sachant que la majorité sont des mères seules) sont 49 % à espérer le diminuer pour être plus heureux.
Plus de loisirs contre le stress, plus de voyages aussi. Vous nous l’avez déjà laissé entendre lors de la question sur votre manque d’argent. Vous êtes 49 % à trouver votre budget vacances vraiment, vraiment trop court ; vous êtes 75 % à avouer renoncer aux vacances pour des raisons financières. Pas étonnant donc que pour atteindre (idéalement, rappelons-le) le bonheur, vous soyez 35 % à revendiquer plus de voyages, de détente.
Et puis, vient le temps aussi pour se retrouver tous ensemble. Petits et grands, conjoint, conjointe et - pourquoi pas ? - les grands-parents aussi… (Souvenez-vous, 29 % d’entre vous se plaignent de manquer de temps pour s’occuper de leurs parents). Bref, la famille est un atout majeur pour consolider votre bonheur et c’est très bien… pourvu que vous gardiez un peu de temps pour vous et vos loisirs !
On aurait pu croire que la santé et le travail soient plus largement cités. Ces deux postes sont importants certes, mais ils n’arrivent qu’en 7e et 8e places, après le face-à-face tant rêvé avec votre chéri(e). Comme quoi, l’amour peut panser beaucoup de plaies…

Myriam Katz

EN PRATIQUE

La Ligue des familles propose…

Prendre du temps, c’est aussi réorganiser l’année et mettre à jour sa liste de baby-sitters qui vous dépannent tantôt pour pouvoir vous payer une sortie en amoureux ou entre copains-copines, tantôt pour pouvoir assumer les réunions de boulot ou autres. Le service baby-sitting est là pour vous faciliter la vie et prendre du temps pour vous. Comment faire ? Rendez-vous sur la rubrique baby-sitting de la Ligue des familles pour vous inscrire à ce service, réservé aux membres. L’inscription faite, vous choisissez votre formule. Gratuite : vous téléchargez une liste de baby-sitters et vous les contactez vous-même. Payante : pour 5 €, la Ligue cherche pour vous le baby-sitter qui correspond au mieux à votre demande. Une fois l’accord pris avec le/la baby-sitter sur le prix, vous déclarez la prestation afin d’être tous deux assurés gratuitement. Possibilité d’évaluer la prestation.
Le service de la Ligue des familles n'est pas un « e-bay » du baby-sitting. Ce n'est pas une accumulation de petites annonces, puisque derrière il y a une structure, avec un régulateur humain. Cette démarche de qualité commence par un entretien d'embauche des candidats baby-sitters et se termine par un système d'évaluation des prestations par le parent et le baby-sitter. À cela, il faut ajouter des formations de trois jours pour les baby-sitters, la mise en place d'un carnet de bord, le règlement du baby-sitting et l'assurance des prestations. La qualité passe également par la réponse la mieux adaptée à la demande des parents et à l'offre des baby-sitters.

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Vos principaux soucis

Eh oui, l’enquête le confirme : c’est bien le temps et l’argent qui vous manquent pour être des parents détendus ! Ce matin encore, pris entre le pipi de dernière minute du plus jeune et le compas de votre aîné qui ne se trouvait pas là où il l’avait mis la veille dans son sac à dos (tiens, comme c’est curieux !), vous vous êtes surprise à rêver de vous payer une nounou qui prendrait le temps de préparer les enfants pour l’école. Tout le monde s’y retrouverait : les petits ne seraient pas mis sous pression et vous partiriez soulagée, l’âme en paix au boulot. Et pourtant, ce n’est pas le petit matin qui vous fait le plus souffrir. Les manques de temps et d’argent font pression sur bien d’autres domaines de votre vie. Exploration de vos principales frustrations.

 

Parents... heureux ?

Dans cette nouvelle enquête, la Ligue des familles a voulu sonder l'état de votre « bonheur ». Et en creux, à l'évidence, vos soucis, vos difficultés et vos besoins les plus essentiels. Pour être parent, et vous le savez que trop bien, vous avez besoin de ressources financières, de temps et de services collectifs. Trois ressources qui représentent les trois piliers essentiels du soutien à la parentalité. Mais nos politiques sont souvent à la traîne, particulièrement en matière de vie familiale, tant les évolutions sont importantes depuis deux générations. C'est pourquoi, connaître dans le détail vos préoccupations et vos besoins nous était nécessaire afin de faire évoluer les choses et faciliter votre quotidien.