Vie de parent

Examens : 25 jours pour bien
les réussir

Depuis quelques jours (pardon, quelques semaines déjà pour certains parents), un nuage noir bouche votre horizon. La période des examens s’annonce et vous vous cassez la tête pour savoir comment vous allez mettre au boulot vos petits ou grands enfants. Les nombres, les formes géométriques, l’appareil respiratoire, la compréhension d’un texte, tous ces sujets se mélangent dans votre tête en un joli méli-mélo. Rassurez-vous, ce n’est pas à vous de leur apprendre les pays membres de l’Union européenne. Par contre, vous pouvez toujours vérifier qu’ils en connaissent bien la liste. Car qui peut mieux que vous soutenir votre enfant et l’encourager à l’effort ?

Examens : 25 jours pour bien les réussir

Les cinq pages qui suivent vous donnent mille et un trucs pour être efficace dans le soutien de votre enfant-élève. En termes d’études comme en termes d’intendance et ce, pour le primaire comme pour le secondaire.

Un enfant, ça ne se télécharge pas !

Et voilà que, à la veille de ses foutus examens, on se met à rêver d’un enfant pareil à un support numérique. Pratique… mais triste. Car, ce qui est beau dans l’apprentissage, c’est ce passage des connaissances, cette transmission d’expériences de l’adulte à l’enfant.
Vous pensez ne pas avoir le niveau d’études suffisant pour aider votre enfant à réussir ? Détrompez-vous. Ce n’est pas l’importance du diplôme qui compte pour soutenir votre enfant, mais l’attitude positive que vous avez vis-à-vis de l’école. Ainsi que l’expérience d’avoir été élève bien avant lui et de savoir qu’il n’y a pas de réussite scolaire sans implication et régularité dans le travail. Le rôle du parent est donc bien d’encourager le goût de l’effort auprès de son enfant. Un beau mais difficile défi en ces temps où on est dans l’apparemment facile (une voix, un look et on serait une star) et l’éphémère (les gagnants de The Voice sont oubliés aussi vite qu’ils sont nés).

Apprendre l’effort, ça commence tôt

L’effort peut s’apprendre tout petit, d’autant plus que l’enfant a alors une furieuse envie d’imiter. Si l’effort va de soi, il est bon déjà de le stimuler pour certaines choses, comme ramasser sa fourchette quand il la laisse tomber, enfiler son manteau. Ce qu’il adore, c’est vous entendre lui dire bravo et voir vos yeux pleins d’étoiles quand il réussit à faire les choses tout seul. Oui, le petit enfant a encore envie de plaire à papa et maman. Profitez-en pour lui inculquer la volonté de vaincre un problème.
En primaire, vous êtes encore sauvé. L’enfant cherche toujours à vouloir vous plaire, mais aussi à son instituteur, à ses frères et sœurs plus grands, à ses copains (ce qui parfois le place dans une fâcheuse contradiction !). Il est donc fin prêt à fournir des efforts, mais ne sait pas encore bien gérer son temps. À vous de l’aider à phaser ses révisions, à lui montrer les priorités, à l’aider à s’organiser… en n’oubliant pas qu’avant 8-9 ans, un enfant n’a pas encore intégré la notion du temps.
Et en secondaire ? Les choses se corsent. Le préado se détourne de papa et maman pour se rapprocher et n’écouter plus que ses pairs. Il se réapproprie ainsi son espace et se construit un peu (parfois beaucoup) contre vous. Il n’en reste pas moins que vous êtes toujours parent et que votre rôle est de lui rappeler ce dont il pourrait être privé dans l’avenir par son manque d’effort.
Mais au mois de mai, ce n’est plus à l’heure des grandes questions. Aujourd’hui, ce qui compte, c’est que votre enfant réussisse ou, au pire, réduise au maximum les dégâts. Pour l’aider à franchir ce cap, une solution : taire pour un temps vos reproches contre l’institution scolaire et jouer à fond l’alliance avec les profs en éveillant la curiosité de votre enfant.

Myriam Katz

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En primaire, juste lui rafraîchir la mémoire

À l’école primaire, il s’agit plus de contrôles que d’examens, si ce n’est le CEB en fin de 6e. Mais que votre enfant soit à l’aise avec le travail scolaire ou qu’il éprouve plus de difficultés, le constat reste le même : un peu - beaucoup - de stress, un peu - beaucoup - d’angoisse pour le môme, mais souvent davantage pour vous, parents. Le tout saupoudré d’inconnu. Quelques conseils pour l’aider dans sa tâche, mais surtout pour vous apaiser.

 

En secondaire, ne mettez pas trop la pression !

Le primaire passé, tout ne va pas de soi et une simple relecture de la matière n’est plus suffisante. Il faut commencer à apprendre à étudier et à structurer son travail pour pouvoir faire face aux trois années secondaires supérieures qui vont suivre. Un défi à la préadolescence où le besoin d’indépendance commence à se faire sentir. Comment aider votre enfant (devenu grand) à gérer son travail ? Jusqu’où faut-il le suivre ? Nos réponses à vos principales questions.