Vie de parent

Faut-il être ami avec son enfant
sur Facebook ?

Un jeune sur trois est ami avec un de ses parents sur Facebook, selon un sondage français. À quoi cela sert-il ? Et faut-il ou ne faut-il pas être « ami » avec son ado sur Facebook ?

Faut-il être ami avec son enfant sur Facebook ?

Être ami avec papa ou maman sur Facebook, Instagram, Snapchat... Cela n’a plus rien d’extraordinaire. Aujourd’hui, 1 ado sur 3 est ami avec l’un de ses parents sur les réseaux sociaux, selon un sondage du CSA.
On y découvre aussi que les filles y sont plus facilement « amies » avec maman (29 %), tandis que les garçons privilégient le contact avec leur père (27 %) plutôt qu’avec leur mère (23 %), mais sont en général moins connectés à leurs parents sur les réseaux sociaux que les filles (32 % contre 37 %).

Amis, pour quoi faire ?

Qu’est-ce qui pousse les parents et les jeunes à êtres connectés virtuellement ? C’est vraisemblablement de partager leurs photos, leurs coups de cœur ou leurs émotions (60 %). Certains estiment même que cette connexion leur permet de mieux se connaître (14 %).
L’enquête révèle également que le lien virtuel parent-enfant briserait le tabou sur la sexualité dans les discussions. Les jeunes filles demandent plus facilement conseil à leur mère sur le sujet lorsqu'elles sont en relation sur les réseaux sociaux (37 %).

Accepter ou refuser d’être son « ami » ?

Pour 2 personnes sur 10, par contre, cette connexion sert surtout… à surveiller son ado. Bien sûr, il est conseillé, recommandé même de l’aider à ouvrir et paramétrer son compte, et de l’informer des mesures de précaution à prendre en utilisant le web 2.0. Mais ensuite, on le laisse surfer. On résiste à aller voir ce qu’il fait en cachette et on refuse de devenir son ami sur Facebook.
Une fois qu’il aura bien maîtrisé toutes les manettes du réseau social, il pourra de toute façon configurer ses paramètres de sorte que tout ou partie de son activité soit inaccessible à certains contacts : on sera alors faussement rassuré. Et s’il sait que ses parents l’épient sur Facebook, il ne prendra plus la peine de leur dire ce qu’il fait, où il va, quand il rentre, considérant que papa ou maman peut consulter sa page... Il pourrait même juger que l’inquiétude parentale devient inutile et injustifiée.
Ce n’est pas une relation vagabond-espion que les parents veulent instaurer avec leur son ado, mais une confiance mutuelle basée sur le dialogue, dans la mesure du possible.

Les jeunes désertent Facebook

Tandis que de plus en plus de parents et même de grands-parents se sont inscrits sur les réseaux sociaux, pour y mener une vie active virtuelle, se sentir « dans le coup » ou y surveiller leur progéniture, les jeunes, eux quittent le navire bleu. Entre 2011 et 2014, Facebook a perdu un quart des 13 à 17 ans, d’après le cabinet américain iStrategyLabs, et 7,5 % des 18-24 ans l’ont également délaissé.
L'étude précise qu'une partie des ados de la première tranche (13-17 ans) est passée dans la deuxième tranche (18-24 ans) durant cette même période. Ce qui pourrait se résumer par une baisse du nombre de nouveaux inscrits chez les 13-17 ans entre 2011 et 2014.
Avec l’affluence des 45-65 ans, Facebook semble avoir perdu son côté « cool ». Du coup, les ados se tournent vers d’autres réseaux sociaux tendance.

Stéphanie Grofils

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